Avoir le courage de ne pas être aimé : un livre qui donne les clés de la liberté

 

Je te parle du best-seller venu du Japon (vendu à + de 3,6 millions d’exemplaires) « Avoir le courage de ne pas être aimé » de Ichiro Kishimi et Fumitake Koga et des trois thèmes principaux :

l’acceptation de soi (et pourquoi c’est mieux que l’affirmation)
la confiance en autrui et la séparation des tâches
donner du sens à sa vie par la contribution aux autres

Ce livre m’a aidé à traversé une période difficile où j’attendais de la reconnaissance et m’a permis de m’en détacher et prendre des décisions pour vivre libre. J’espère qu’il t’inspirera autant que moi !

Passe par ce lien si tu souhaites te le procurer, cela m’aidera et c’est le même prix pour toi 🙂

Voici la transcription pour ceux qui préfèrent lire :

Présentation

Bonjour les battants

Je suis Claire Castagne, coach bien être.

Aujourd’hui on se retrouve pour parler du best-seller « Avoir le courage de ne pas être aimé » de Ichiro Kishimi et Fumitake Koga.

Avant de rentrer dans le détail du livre, ce qui m’a interpellée évidemment c’est le titre.

Avoir le courage de ne pas être aimé : la plupart des gens sont motivés par la recherche d’approbation des autres, et ce dès le plus jeune âge.

Ça commence avec les parents, on se fie à leur idée pour le choix des études, puis on veut faire plaisir à son patron, à son conjoint… et au final on finit par s’oublier et ne pas savoir ce qu’on veut vraiment.

Ce livre présente la philosophie de Alfred Adler, philosophe aussi important que Freud et Jung mais malheureusement moins connu.

Alfred Adler a vécu au début du XXème siècle. Ce livre est écrit sous forme de dialogue socratique : c’est une discussion entre un élève et un philosophe – pas vraiment prof dans le sens où il se positionne sur le même plan.

Cette forme de dialogue rend facile la lecture et fait émerger la prise de conscience. C’est le même principe qu’en Coaching : l’idée est non pas de donner des conseils et solutions, mais faire émerger chez la personne ses propres ressources car elle a déjà toutes les clés en elle.

La forme du livre est déjà très intéressante à ce niveau-là.

Ensuite le titre est assez provocateur, car ça demande du courage de ne pas être aimé, et tout le monde ne l’a pas, loin de là.

Ce que j’ai aimé, c’est que c’est un livre à la fois accessible et extrêmement profond.

Je suis sûre que c’est encore un livre qui va changer ma vie, au niveau de la philosophie que j’ai découverte. Je ne connaissais absolument pas Alfred Adler. Il va à contre pied de nombreuses idées reçues. Ce sont des principes extrêmement concrets, qu’on peut appliquer dans sa vie quotidienne pour être plus heureux.

C’est pour cela que j’ai tenu à en faire un résumé en vidéo, pour t’aider, que tu décides de lire le livre par la suite ou pas !

L’idée c’est de trouver comment débloquer le pouvoir qui est en nous, et qui ne demande qu’à s’épanouir. Sachant que dans la philosophie d’Adler, il cherche à montrer comment chacun peut « déterminer sa propre vie sans l’entrave des expériences passées, des doutes et des attentes des autres ».

C’est une façon de penser extrêmement libératrice qui permet de développer le courage et d’ignorer les limites.

Le livre se présente en 5 chapitres, chacun correspondant à une nuit et un dialogue.

Je résume la table des matières :

1/ Nie le traumatisme

2/ Tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles

3/ Rejette les tâches d’autrui

4/ Là où se trouve le centre du monde

5/ Vivre pour de bon ici et maintenant.

C’est assez énigmatique. J’ai noté plusieurs thèmes récurrents.

Il y a le thème de l’acceptation de soi, celui de laisser les tâches aux autres, de faire confiance à autrui et la contribution aux autres.

L’acceptation de soi

Pour commencer par l’acceptation de soi : l’idée de s’accepter c’est de s’affirmer.

Par l’affirmation de soi, on fait des suggestions à soi-même telles que « je peux y arriver » ou « je suis fort ». Mais ça entraîne un complexe de supériorité, c’est une des dérives du développement personnel.
La vraie acceptation de soi, n’est pas se dire « quoi qu’il arrive, je peux y arriver » mais au contraire de savoir ce qu’on peut faire, la résignation positive. Se concentrer sur ce qu’on peut changer, plutôt que ce sur quoi on ne peut pas changer.

Je vais donner un exemple personnel. J’ai lancé mon activité de Coaching depuis janvier 2020 et il y a des choses qui dépendent de moi : créer du contenu, faire la promotion du blog, faire des vidéos, donner de la valeur et étendre mon réseau. Mais ce qui ne dépend pas de moi c’est le chiffre d’affaires que je vais faire, le nombre de clients que je vais avoir et dans quel délai.

Au début je m’étais fixé des objectifs de tant de clients, tant de chiffres d’affaires dans tel délai et puis ça peut créer une certaine frustration car on se rend compte que les choses ne vont pas aussi vite que ce qu’on croit. Par contre je me concentre maintenant sur ce qui dépend de moi : continuer à créer des choses qui apportent de la valeur…

J’espère que tu comprends l’idée de l’acceptation de soi dans le but de s’affirmer, et pas de se sentir supérieur ou inférieur aux autres.

amour

Relations aux autres

Dans les relations interpersonnelles il y a une fondation de confiance inconditionnelle.

L’auteur nous dit qu’il vaut mieux donner sa confiance sur un plateau et tant pis si on est trahi. Il y a moins de chances d’être trahi par une personne si on lui donne sa confiance, parce qu’elle va se sentir mal quelque part. De toute façon ça peut arriver ! Et que donner sa confiance de manière inconditionnelle est une manière d‘améliorer ses relations en construisant des relations horizontales.

Les relations horizontales

Le concept des relations horizontales est très intéressant.

On se rend compte que dans notre société, la plupart des relations sont verticales. Ça veut dire qu’il y en a un qui est supérieur à l’autre.

Par exemple, la relation parent/ enfant dans l’éducation : les parents vont punir un enfant qui fait mal. Pareil dans le management, le chef va récompenser ou au contraire donner des sanctions par exemple. Cela rejoint la politique du bâton et de la carotte.

Ca a démonté une idée reçue que j’avais : j’étais persuadée que pour être un bon manager il fallait mieux encourager, récompenser, valoriser, féliciter… La philosophie d’Adler nous explique qu’une félicitation entretient la relation verticale !

Dire « bravo » à quelqu’un, signifie qu’on détient un savoir ou une compétence que l’autre ne détient pas.

Dire « bravo » à quelqu’un, signifie qu’on détient un savoir ou une compétence que l’autre ne détient pas.

On peut simplement dire « merci ». Je prends un exemple plus basique : si ton copain à la maison a fait la vaisselle. T’es contente mais tu ne vas pas lui dire « bravo » ! Ce serait hyper infantilisant. Tu vas simplement lui dire merci.

Avec le « merci » on est dans une relation d’égalité. Il n’y a pas de verticalité, c’est une relation horizontale. C’est une chose que je trouve très intéressante, compliquée à comprendre à la mise en place, notamment dans le management.

J’avais tendance à beaucoup dire « bravo » à mes coachés pour les encourager, et je me rends compte que ça entretient une forme de relation verticale alors que le but c’est d’être au même niveau. Je ne sais pas ce que tu en penses, dis-moi en commentaire si l’idée te plaît et si tu es d’accord ?

Il y a aussi une chose intéressante à savoir avec la philosophie d’Adler. On dit qu’une fois qu’on la connaît, il faut la moitié d’années déjà vécues pour la mettre en pratique. Par exemple, si tu as 30 ans, il va te falloir 15 ans pour la comprendre et l’assimiler. Pour te dire à quel point la philosophie est riche et intéressante.

Ensuite je vais reprendre quelques phrases et autres concepts. Dans l’idée de ne pas vivre sa vie pour les autres, il y a une punchline : « Si tu ne comptes pas vivre ta vie pour toi-même, qui va le faire pour toi ? Tu ne vis que ta propre vie. Pour qui la vis-tu ? ».

« Si tu ne comptes pas vivre ta vie pour toi-même, qui va le faire pour toi ? Tu ne vis que ta propre vie. Pour qui la vis-tu ? ».

Il explique véritablement qu’on ne peut pas attendre indéfiniment l’approbation des autres pour être heureux et que notre bonheur et notre vie nous appartiennent.

Certes il faut du courage pour s’opposer, dire non à ce dont on ne veut plus. Lorsqu’une personne recherche la reconnaissance des autres et ne se soucie que de la manière dont les autres la jugent, elle finit par vivre la vie d’autrui. Il s’ensuit que les autres ne vivent pas pour répondre à tes attentes. On peut se demander : à qui incombe cette tâche ?

La séparation des tâches

Là vient le concept de la séparation des tâches, hyper intéressant : c’est se dire que moi il ne m’appartient que ma façon de pensée, mes émotions, mes actions.

Par contre les pensées, les émotions, la façon de pensée des autres leur appartiennent, c’est leurs tâches !

Par exemple, un adolescent qui veut faire carrière comme comédien n’ose pas le dire à ses parents car il sait que ses parents vont vouloir le dissuader, s’inquiéter… Il va tôt ou tard finir par leur dire, mais il est très possible que ses parents s’inquiètent.... Maintenant si ce jeune prend à sa charge la culpabilité de l’inquiétude de ses parents, s’en veut, regrette, se dit « mince, je ne devrais pas, et si je faisais autre chose pour les satisfaire ? ». Il va prendre sur lui la tâche de ses parents. Mais les émotions, l’inquiétude de ses parents reviennent à ses parents.

Séparer les tâches, c’est laisser à chacun ce qui lui revient.

C’est extrêmement libérateur, car on ne se soucie plus que de ce sur quoi on a réellement du pouvoir. Il illustre aussi les choses pour montrer qu’on ne peut pas forcer les autres à faire quelque chose contre leur gré. Par exemple les parents à accepter le choix de leur enfant.

C’est la phrase connue « On peut conduire un cheval à l’abreuvoir mais pas le forcer à boire ».

« On peut conduire un cheval à l’abreuvoir mais pas le forcer à boire ».

En tant que cheval, tu es le seul à pouvoir boire, donc à pouvoir vivre ta propre vie ! En ce qui concerne les autres, tu peux leur montrer éventuellement un chemin par l’inspiration que tu procures, mais tu ne pourras jamais les forcer à faire quelque chose.

Ce principe de séparation des tâches, je le trouve extrêmement intéressant au niveau de la tolérance. Car une fois soulagé de l’impression de toute-puissance, qu’on a quand on est petit, on respire. Ouf ! Je n’ai plus que ma vie à vivre.

Celle des autres, ce n’est pas que ce n’est pas mon problème car je continue à souhaiter leur bonheur, mais je ne peux pas les forcer à ressentir telle et telle chose. Je ne peux faire que ce qui est en mon pouvoir, déjà être heureux moi-même c’est énorme ! Ensuite chacun sa tâche et les moutons seront bien gardés.

 » Rejette les tâches d’autrui, c’est la première étape vers une vie plus simple et plus légère ».

Il explique aussi : souvent, on a tendance à être coincé dans le passé, les traumatismes… et à se dire que ça conditionne notre vie. Là il y a deux concepts pour ceux que ça intéresse en philo, c’est l’étiologie : tout ce qui vient de Freud, la psychanalyse, se dire que notre enfance nous a conditionné, qu’on est coincés dans certains schémas etc.

Lui, Adler, parle de téléologie c’est-à-dire que c’est les actes et les actions qu’on va faire aujourd’hui qui vont construire notre vie et que le pouvoir nous appartient.

La liberté, c’est que quelqu’un ne t’aime pas.

C’est aussi ça apprendre à être libre. Avoir le courage de ne plus avoir peur de déplaire, et les relations s’en trouvent allégées.

Quand on lit ce livre, on va trouver quel sens on peut donner à sa vie. J’ai résumé ça dans le thème « contribution aux autres ».

 

La contribution aux autres

Contribuer aux autres, c’est ce qui rend heureux. On est heureux quand on donne quelque chose, quand on fait quelque chose qui a du sens, sans se soucier de plaire.

« Peu importe les moments que tu vis, s’il y a des gens à qui tu déplais, tant que tu ne perds pas de vue la boussole qui indique que tu contribues aux autres. Tu ne perdras pas ton chemin, tu pourras faire tout ce qui te plaira, que tu plaises aux autres ou non n’y fais pas attention et tu vivras libre« .

Cette idée de boussole, de contribution aux autres est très intéressante. Si tu regardes dans les choses qui t’ont procuré du bonheur, peut-être que tu as déjà fait un don à quelqu’un, aidé un ami à déménager, donné du temps à tes clients en étant pleinement à leur écoute et à leur service…

Et certainement que ces choses faites sans attente de contrepartie te rendent heureux, donnent du sens à ta vie et que quand tu te lèves le matin, tu sais que tu as un rôle, une influence dans ce monde grâce à ce que tu peux faire. Et ça c’est merveilleux !

Cette notion de contribuer aux autres, indépendamment de réciprocité, c’est la plaisir de contribuer. C’est quelque chose qui donne réellement du sens tout en apprenant à se détacher du regard.

On ne fait pas ça pour être bien vu, pour plaire, mais parce qu’on a envie de le faire, de le donner. On n’attend pas de merci ni bravo, mais juste on le fait pour la satisfaction que ça nous procure.

C’est une belle façon de mener sa vie. Je termine en te donnant un résumé de la vie d’Adler.

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Qui était Adler ? (source Wikipédia)

Il a vécu de 1871 à 1937. C’est un médecin et psychothérapeute autrichien, fondateur de la psychologie individuelle.
Il a rompu avec le courant de Freud par la croyance que l’individu n’est pas gouverné par ses instincts, mais est d’une nature libre et doit résoudre les tâches culturelles que la vie lui soumet.
La philosophie individuelle signifie que chaque individu est unique et ne ressemble à aucun autre, qu’il faut le comprendre sur le plan corporel et sur le plan psychique.

En 1933, il a dit que le sens de la vie serait le développement d’un esprit communautaire pour résoudre le problème de la vie, ce qui rejoint cette notion de contribution.

C’est lui aussi qui a trouve l’origine de tous les processus psychosomatiques, et qui développe la théorie du complexe d’infériorité.

Les choses psychosomatiques, c’est quand le corps somatise un mal de l’esprit. Par exemple une poussée d’acné liée à un mal-être profond, ou maux de dos à cause du stress… Tout cela nous paraît maintenant évident, c’est Adler qui a conceptualisé cela.

Voilà pour une présentation à la fois du livre que je te recommande chaudement et pour une présentation rapide de la philosophie d’Adler.

J’espère que ça t’a plu, que ça t’a donné envie de le lire et d’en savoir plus. Je serai ravie d’échanger en commentaire si tu as des questions, des avis, dis-moi si tu as déjà lu le livre ?

Et si tu te sens à un croisement de ta vie avec un sentiment de perte de sens, que tu as besoin de travailler à t’aimer, trouver ton chemin de vie ou guérir des compulsions alimentaires, réserve ton Coaching diagnostic offert de 30 minutes. 

 

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2 commentaires sur “Avoir le courage de ne pas être aimé : un livre qui donne les clés de la liberté

  1. Je suis sure que je vais adorer mais je ne vais ni lire l’article ni la video pour le moment car j’ai emprunté le livre à la bibliothèque donc j’attends de me lancer eheh 🙈🙈🙈

    • Merci pour ton commentaire ! Tu vas adorer le livre j’en suis sûre 🙂 hâte d’avoir ton avis sur la vidéo, c’etait vraiment pas facile de condenser autant de concepts !

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