Peut-on vraiment guérir des troubles du comportement alimentaire ? Conseils et expérience

émotions

Dans cette nouvelle vidéo je te présente les principaux troubles du comportement alimentaire :
anorexie, boulimie, hyperphagie et orthorexie

Je te parle de mon expérience (entre 13 et 15 ans entre boulimie et hyperphagie).
Et je réponds à la question : le fameux déclic existe-t-il ?

Accepter (son poids, sa maladie) veut-il dire renoncer ?

Comment créer le processus de guérison ?

Qu’est-ce qui déclenche les compulsions alimentaires et comment y mettre fin ?

Le rôle de l’amour de soi dans le processus de guérison.

L’article dont je parle sur ma dernière crise de boulimie : clique ICI.

Et si tu as besoin d’aide sur le sujet des compulsions alimentaires et de la confiance en soi, réserve ton diagnostic coaching offert de 30 minutes directement ici

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Voici la transcription texte de la vidéo :

Salut les battants ! Je suis Claire Castagne, coach bien-être spécialisée en confiance en soi. Aujourd’hui j’ai envie de parler avec toi d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit de la guérison des troubles du comportement alimentaire.

Peut-on vraiment guérir quand on est victime d’hyperphagie, de boulimie ou d’anorexie ?

Peut-on un jour retrouver un rapport totalement apaisé à l’alimentation, sans faire de crises, sans être trop obsédée par son poids ?

Telle est la question à laquelle je vais tenter de répondre aujourd’hui.

Je précise que je vais principalement me baser sur mon expérience et mon vécu, ainsi que sur celle des clientes que j’ai accompagnées, afin de donner des pistes de réflexion. Bien sûr, chaque parcours est différent.

 

Les principaux troubles du comportement alimentaire

Alors, redéfinissons rapidement ce qu’est un TCA.

Il s’agit d’une maladie d’ordre mental lorsque le rapport à l’alimentation est biaisé.

Il y en a de nombreux :

  • l’orthorexie pour les sportifs par exemple, qui font de la musculation, vont être très soucieux de leur apparence et vont chercher à avoir un régime alimentaire le plus « clean » possible au point que ça en devient une obsession
  • l’anorexie, assez connue je pense, quand une personne se sous-alimente et reste très ancrée dans le contrôle. Comme si elle voulait trouver un pouvoir de ne pas s’alimenter, et tirer une fierté de ça et avoir la phobie de regrossir. C’est une maladie qui peut malheureusement conduire à la mort, à prendre très au sérieux.
  • l’hyperphagie : le principe c’est qu’on va faire des crises, manger de manière compulsive sans réussir à s’arrêter. Beaucoup de monde, hommes et femmes, fait de l’hyperphagie sans même le savoir.
  • la boulimie : épisodes en dents de scie. Un coup compulsion, un coup restriction. Il peut y avoir différentes façons de se restreindre : se faire vomir, prendre des laxatifs, faire du sport à haute dose pour compenser la crise qu’on vient de faire… Dans tous les cas (boulimie ou hyperphagie) on va se restreindre inconsciemment en s’interdisant certaines catégories d’aliment, ce qui amène à un craquage et à la compulsion.

Ce qui caractérise la compulsion par rapport à un mangeur normal, qui peut faire un excès de temps en temps, c’est le fait qu’on se déteste. On se sent très mal physiquement mais aussi psychologiquement. On regrette, on culpabilise, on se jure que c’est la dernière fois… jusqu’à la prochaine crise.

Ce mécanisme est vraiment un cercle vicieux. Ca m’a pris entre 13 et 15 ans pour en sortir. C’est difficile de le faire par soi-même.

 

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Que faire ?

Je te conseille de t’adresser à quelqu’un : thérapeute, psy, coach.… Moi j’en suis sortie grâce au coaching et c’est ce que je propose aujourd’hui à mes clientes.

En tout cas ne pas rester seule, en parler à des proches car la dimension de honte est si forte que le fait de s’ouvrir, on va se rendre compte qu’on n’est pas un monstre et ça va nous alléger d’un poids.

 

La guérison

Maintenant au sujet de la guérison.

Personnellement j’ai longtemps attendu un déclic pour guérir totalement. Ce déclic, avec le recul, je n’en ai jamais vraiment eu.

Le plus gros pas que j’ai fait c’est vraiment grâce au coaching. C’est la période de ma vie, il y a environ deux ans, où j’ai réussi à guérir des troubles du comportement alimentaire.

Cependant, j’ai quand même refait des crises depuis.

Alors principalement j’avais transformé les compulsions en festins, en moments agréables où ça m’arrivait régulièrement par exemple de me resservir le soir après le dessert, de reprendre un 2ème voire 3ème dessert. Pas tous les jours mais régulièrement. Mais je ne me sentais pas coupable, je me sentais sereine, libre de manger ce dont j’avais envie quand j’en avais envie. Et ça, c’est vraiment une liberté incroyable !

 

Donc le premier pas a été de libérer cet espace mental, toute cette énergie que je mettais dans le fait de penser à la bouffe, penser à la prochaine crise, penser à maigrir, à faire du sport, avoir un corps parfait… Enfin « parfait » selon moi, ça n’existe pas bien entendu.

En tout cas toute cette énergie autour de l’alimentation d’une part, et de la perte de poids d’autre part, j’ai réussi à la libérer et à accueillir un nouvel espace mental pour notamment entreprendre ma reconversion en tant que coach bien-être, faire une formation de prof de yoga, perdre du poids d’une manière naturelle, sans régime, sans être obsédée par cela… Juste pour me sentir bien dans ma peau, sans obsession.

Voilà ce que la guérison m’a apporté.

 

Qu’est-ce qu’une crise ?

Maintenant, j’en discutais hier avec une amie qui aussi avait eu des troubles du comportement alimentaire mais qui me disais que ça lui arrivait de temps en temps de faire une crise. Par exemple de manger une baguette de pain en entier avec du beurre dessus.

Je lui ai demandé si elle se sentait coupable. Elle m’a dit : de temps en temps non, et puis parfois ça m’arrive de regretter et me dire « pourquoi j’ai fait ça ? », me sentir mal.

Pour moi c’est ça la définition de la crise : regretter, se sentir mal, s’en vouloir.

Si on mange un paquet de gâteaux entier, une baguette de pain… Je ne dis pas que c’est bien, mais le fait de l’accepter, ça va rester occasionnel en principe.

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Manger ses émotions

Et puis aussi il ne faut pas oublier que la nourriture, dans tous les cas, a une dimension émotionnelle. Ca ne sert à rien d’arrêter de manger de manière émotionnelle.

Nous sommes des êtres humains, avec plusieurs dimensions : le corps, l’esprit et le cœur.

L’alimentation rejoint ces trois dimensions. Ce n’est pas que nourrir son corps ! On a aussi besoin de nourrir notre cœur, parfois, et de nourrir notre esprit.

Par exemple, on va se sentir beaucoup plus nourri quand on partage un repas en famille ou avec son amoureux. Au restaurant, dans de belles assiettes, avec une belle présentation… C’est tout ça qui va nous nourrir.

Certes, il y a des nutriments pour le corps mais tout ce qu’il y a autour : est-ce qu’on mange de manière inconsciente, automatique devant la télé ? Ou est-ce qu’on prend le temps de savourer en conscience ?

Voilà. On ne va pas être nourri de la même façon.

C’est un premier point. Un conseil que je donnerais, c’est de ne pas chercher à arrêter la nourriture émotionnelle mais manger avec plus de conscience et accepter que de temps en temps, le réconfort peut passer par la nourriture.

Il faut juste apprendre d’autres voies au cerveau, quand ça va mal, plutôt que d’enfouir les problèmes sous la nourriture pour les balayer de côté. Prendre ça comme un signal. 

Par exemple il y a un mois ou deux, j’ai fait une vraie crise, ce qui ne m’était pas arrivé depuis de longs mois.

Cette crise, ça a été un signal d’alerte. Je me suis rendue compte que j’étais confrontée à plusieurs situations difficiles, notamment un truc embêtant de santé au niveau des dents, un stress au travail, etc. Et en fait, j’ai vraiment pris cette crise comme une expérience presque scientifique, en l’analysant, en cherchant à la décortiquer… Même en regardant le nombre de calories que j’avais pris.

Cette crise a été une alerte. Donc, avec le recul, j’ai envie de dire que je suis même contente de l’avoir fait parce que j’en ai tiré des belles leçons.

Quelles ont été ces leçons ?

C’est : quand ça ne va pas, accepter que ça n’aille pas. J’ai le droit, même si je suis coach bien-être, comme toi qui m’écoute tu as le droit d’aller mal. J’ai le droit de temps en temps de me plaindre, d’être triste, d’avoir des difficultés.

Une chose qui m’aide beaucoup dans ces moments-là c’est de poser mes difficultés sur papier. Déjà, on met une distance.

Distance qu’on n’a pas quand on s’emplit de nourriture, de bouffe. On cherche vraiment à étouffer. Sauf que le problème ne vas pas disparaître ni se résoudre comme par magie !

Sois à l’écoute de ton corps, de tes sensations et n’attends pas de la guérison qu’elle se produise du jour au lendemain, comme par magie, par un déclic.

Le vrai déclic n’existe pas, c’est une succession de petits déclics.

 

Comparaison guérison TCA et arrêt du tabac

Je vais comparer avec mon expérience d‘arrêt du tabac, que j’ai fait il y a 10 ans.

La différence entre tabac et alimentation, c’est qu’on peut se passer complètement de la cigarette. En revanche, c’est impossible de vivre plus d’un mois sans s’alimenter !

Donc il y a toujours cette exposition à l’objet de notre dépendance, lorsqu’on souffre de troubles du comportement alimentaire. Je pense que c’est une des raisons qui fait que la guérison se fait de manière plus progressive, et peut-être plus difficile aussi.

Puisque quand j’ai arrêté de fumer, j’ai fait plusieurs tentatives de quelques mois, puis une qui a duré un an. Et ensuite j’ai replongé en me disant « ah, mais quand même je me prive d’un plaisir ! Juste une cigarette ! ».

C’est l‘erreur fatale que les fumeurs connaissent bien… Une cigarette et on retombe dans l’addiction au tabac.

Il m’a fallu laisser passer quelques mois encore pour me rendre compte qu’en arrêtant de fumer, j’aller, non pas faire un sacrifice, mais apprécier tout autant mon café, mon déjeuner, mes pauses… Et que j’allais juste être libérée d’un poids, d’une addiction, d’un stress !

Contrairement aux idées reçues, on a l’impression que ça détend mais c’est tout l’inverse. Avec un peu de recul on prend conscience du processus du dépendance.

Et donc j’ai arrêté une bonne fois pour toutes, sans me sentir privée, avec trois jours un peu difficile au niveau de la dépendance physique. J’en suis très heureuse et très fière.

 

S’accepter est-il compatible avec vouloir changer ?

Pour la guérison de la boulimie et de l’hyperphagie, pour moi ça a été un long chemin. Depuis mes 15 ans, j’étais obsédée par la nourriture, par mon poids. Je complexais beaucoup sur mon ventre et je cherchais à maigrir. Alors qu’au début je n’étais pas grosse, et peut-être que j’avais déjà un peu de ventre. Mais ça prouve bien que le fait de perdre du poids ne résout pas nos complexes, c’est un travail à faire à l’intérieur de soi.

Voilà une autre piste de réflexion pour toi, si tu cherches à maigrir de compulsions alimentaires. Fais un travail en parallèle sur la confiance en toi, l’estime de toi. L’acceptation c’est vraiment le préalable pour guérir.

Beaucoup de gens pensent à tort que le fait de s’accepter veut dire renoncer à changer. Alors que s’accepter, c’est déjà s’aimer comme on est. De toute façon, être face à un fait établi à un instant T.

Aujourd’hui par exemple je dois peser autour de 74 kilos. C’est un fait. Ca ne veut pas dire que je renonce à maigrir, mais je m’accepte aujourd’hui comme je suis.

D’ailleurs, si mon corps décide que c’est son poids d’équilibre – ce qui est possible avec toutes ces années de troubles- eh bien c’est ok. Mais j’ai quand même un objectif, car je sais que mon corps va se réguler naturellement à son set-point et donc je suis mon évolution de perte de poids, ce qui ne m’empêche pas de m’accepter.

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L’amour de soi

C’est ça que je veux transmettre dans le coaching : cette dimension d’amour inconditionnel de soi.

Tes parents, tes enfants, tu les aimes quoi qu’il fasse. Leur existence suffit à les aimer. Il n’ont pas besoin de faire ou prouver quelque chose pour que tu les aimes.

Avec toi ça doit être exactement pareil : tu dois t’aimer quoi que tu fasses, quelles que soient tes erreurs et ta part sombre.

 

Ca ne veut pas dire, encore une fois, renoncer à changer ou devenir une meilleure personne.

Mais l’amour de soi, c’est le meilleur cadeau que tu puisses t’offrir, dans les hauts et dans les bas de ta vie. Ce sera toujours avec toi.

L’amour de soi, c’est le meilleur cadeau que tu puisses t’offrir !

Tu apprendras aussi à accepter ces aléas parce que la confiance en soi n’est pas quelque chose de linéaire et gravé dans le marbre. Il y aura des moments où tu vas te regarder dans la glace et te dire « j’ai une sale tête, je n’arrive pas à me coiffer… Quels que soient les habits que je mets je suis horrible ! ». Ca a dû t’arriver certains jours, moi ça m’arrive parfois.

Le simple fait de savoir que ça va passer, ça aide beaucoup.

 

Les vacances

Quand j’étais encore coincée dans les troubles, j’avais remarqué qu’à l’occasion des vacances, le fait de partir et d’être avec du monde mettait fin aux crises pendant la durée des vacances.

Je ne saurais plus trop l’expliquer avec le recul, mais le fait d’être entourée, d’avoir l’esprit occupé à autre chose et peut-être aussi parce que j’étais plus nourrie, justement, par ces repas en collectivité, ces activités, le fait de m’écouter et de prendre du temps pour moi.

Je ne sais pas si toi aussi tu partages cette observation ? Je suis très curieuse de le savoir en commentaire . Dis-moi à quel moment tu ressens du répit, quelles sont les étapes qui font que peut-être tu es déjà guérie des troubles du comportement alimentaire et de ton obsession pour le fait de maigrir ou le corps en général.

Voilà, c’était mon partage d’expérience sur la guérison.

Conseils en conclusion

Pour résumer je dirais que la guérison n’arrive pas comme par magie du jour au lendemain.

Qu’il y a des rechutes mais que chaque crise a un message à t’apporter, et que le plus important c’est d’être à l’écoute de ce que ton corps, ton cœur et ton esprit ont à te dire.

Considère-toi comme une personne qui est un tout, et la nourriture n’est pas quelque chose pour avoir un corps parfait ou juste pour nourrir ton corps.

Accepte la dimension émotionnelle de la nourriture. Fais-toi plaisir !

Cherche à te nourrir sainement parce que tu t’aimes, et non pas à te priver parce que tu te détestes, et tu commenceras déjà à voir une différence significative, du moins je l’espère.

Cherche à te nourrir sainement parce que tu t’aimes, et non pas à te priver parce que tu te détestes !

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