Bilan défi perte 14 kilos en 8 mois : à mi-parcours, la crise

On se retrouve 4 mois après la publication de mon défi : « perdre 14 kilos en 8 mois ».

Je t’invite à lire le dernier bilan à M+1 ici si ce n’est pas déjà fait.

Car n’oublie pas que quand on se fixe un objectif, le chemin est tout aussi important (si ce n’est plus) que le résultat final !

D’ailleurs, pour revenir sur l’objectif, il a un peu changé.

Perdre 14 kilos en 8 mois.

Poids de départ : 79 kilos.

Poids à ce jour (donc mi-parcours) : 74 kilos (nb : – 1 kilo depuis la rédaction de l’article).

On peut déjà voir que le délai de 8 mois semble compromis.

En effet, je me suis aperçu que mon réel objectif est celui-ci

  • atteindre mon poids de forme (65 dans l’objectif initial, mais ce sera peut-être 60 ou 69 !).
  • mettre le temps qu’il faudra, même si c’est deux ans
  • le faire en me faisant plaisir, sans régime, en travaillant principalement sur mes pensées limitantes et l’amour de moi

Le principal obstacle qui s’est mis en travers de mon chemin sur cette dernière quinzaine est… une crise de boulimie.

Cela faisait des mois entiers que je n’en avais pas vécu.

Voilà ce qui s’est passé : j’avais bien mangé le midi, je n’avais pas spécialement faim le soir mais j’ai quand même pris un dîner léger. J’avais cette sensation assez désagréable d’avoir mangé au-delà de ma faim. Et pourtant, le dessert qui a clôturé le repas ne m’a pas suffit « psychologiquement ».

Je suis parti me resservir du muesli : un bol, puis deux… jusqu’à finir le paquet qui était à peine entamé.

J’étais super mal physiquement et surtout psychologiquement : je me sentais d’autant plus misérable que, en tant que coach, j’ai parfois l’illusion que je dois être « parfaite » pour pouvoir aider mes clientes et ne jamais flancher.

Aussi bien au niveau du comportement alimentaire que de la minceur !

Et finalement, je suis « contente » d’avoir fait cette crise car elle m’a permis de remettre plusieurs croyances en question.

  • Certes, ce n’est pas l’idéal dans une optique de perte de poids d’avoir des aliments « tentants » dans ses placards comme, dans mon cas, du muesli tout prêt au chocolat. Mais peut-être que j’avais juste besoin de revenir aux bases : la permission inconditionnelle de TOUT manger sans culpabiliser !  Car à force de chercher à comment maigrir, m’intéresser à l’alimentation végétale, j’ai fini par retomber dans certains travers, à savoir catégoriser certains aliments comme « bons » et « mauvais », et me sentir coupable si je mange des aliments trop transformés, de la viande ou des produits laitiers.

 

  • Le lendemain, je me suis interrogé : au-delà de ces pensées autour des aliments, j’étais dans une période difficile. Alors j’ai pris les problèmes un par un, je les ai notés, j’ai mis les actions en place et, même si tout n’est pas réglé, j’ai su que j’allais les affronter avec courage.

 

  • J’ai pris conscience de la force de nos cycles : sans le savoir, je me trouvais en plein « SPM » (syndrome pré-menstruel pour les intimes). Comme tu le sais, c’est la période où on a souvent envie de dévorer tout ce qui se trouve sur notre chemin, surtout si ça contient du chocolat 🙂

 

  • J’ai affronté la réalité : j’ai pris mon paquet de céréales vides et regardé le nombre de calories. De mémoire, 390 calories au 100 grammes, j’en avais mangé environ 300 grammes. En termes de calories, pas pire que d’avoir fait un Mac do ou une grosse bouffe finalement !

 

  • Je me suis même pesée le lendemain : 77.2 (vs 76 la semaine passée).

 

  • J’ai écouté mes sensations le lendemain, sans retomber dans la restriction. Pas faim au petit-déjeuner, et le midi envie d’une soupe réconfortante. Je me suis fait un grand bol de ramen puis un café. Le soir j’ai mangé léger en écoutant mon envie.

 

  • Je me suis pesée le surlendemain : j’étais redescendue à 75 et quelques !!!

ramen

Conclusion : les kilos suivant la crise sont souvent dus à la rétention d’eau, tu n’as pas pris 2 kilos de gras en un soir.

Je me suis pesée pour l’expérience mais je te conseille plutôt de mettre ta balance de côté lorsque tu es en phase de guérison ! De même pour les calories : si tu n’y connais rien ça peut être utile d’apprendre la valeur nutritionnelle des aliments, puis mettre de côté… Tout ce qui peut être prétexte à l’obsession du poids ou de la bouffe doit être éloigné le temps de la guérison.

Cette expérience m’a appris l’importance d’accueillir mes sensations : je suis quelqu’un de très positif et optimiste, hypersensible, et j’ai du mal à accepter de ne pas aller bien.

J’ai osé en parler, me dire que j’étais de mauvaise humeur, que je traversais un moment pas agréable.

Le fait de l’accepter l’a rendu déjà beaucoup moins lourd.

J’ai même osé parler du fait d’avoir fait une crise, et ç’a ma soulagé. Je suis humaine.

Oui, on peut guérir des troubles du comportement alimentaire.

Non, ce n’est pas une formule magique, un remède instantané et définitif. On apprend tous les jours.

L’essentiel est d’être bienveillante avec soi-même le long du chemin.

La cerise sur le gâteau, c’est que j’ai réussi à aimer mon image dans le miroir malgré cette crise, à me dire que même si j’échouais à perdre plus de poids, je m’aimais déjà comme ça !

C’est vraiment ça le cœur du message que je veux transmettre avec le coaching : peu importe ton poids, tes crises, tes humeurs : tu es plus que ça, tu peux déjà t’aimer et t’accepter, et continuer d’avancer. Tu peux agir, pour réaliser tes rêves et devenir la femme que tu rêves d’être.

Si toi aussi tu cherches à perdre du poids, je te conseille cette vidéo :

 

Perdre du poids signifie souvent : être plus séduisante. Se plaire à soi-même. S’habiller plus facilement. Correspondre aux normes, etc.

Mais je vais te dire un secret : tu n’as pas besoin de perdre du poids pour faire toutes ces choses !

Plus séduisante : qu’est-ce qui rend Beyoncé si sexy ? La confiance en soi ! Peu importe ton poids, si tu apprends à t’aimer je peux te garantir que tu vas faire tourner les têtes !

Se plaire à soi-même : idem. Si tu penses que maigrir suffira à t’aimer, tu vas tomber de haut… Souviens-toi, avant d’entamer tous ces régimes, tu étais peut-être mince.

Est-ce que ta vie était exempte de problèmes et de complexes ?

Je ne pense pas, sinon tu n’aurais pas commencé ces satanés régimes ! Donc tu ne te trouveras jamais belle à 100% tous les jours de ta vie QUEL QUE SOIT ton poids, mais tu peux commencer dès aujourd’hui à t’accepter pleinement, et à admettre qu’il y a des jours plus faciles que d’autres !

S’habiller : je ne vais pas te mentir, depuis que j’ai perdu ces 5 kilos (principalement du ventre) je me sens plus à l’aise MAIS commencer dès aujourd’hui à choisir des coupes, des tailles et des couleurs adaptées à ta morphologie vont te permettre d’être plus à l’aise, de te sentir jolie… N’attends pas de perdre du poids pour prendre soin de toi !

Enfin, travailler sur l’intérieur est tout aussi important que l’extérieur. C’est en passant par les croyances qu’on peut changer les résultats. Voilà comment j’ai réussi à initier cette perte de poids de manière volontaire, sans retomber dans les TCA.

Alors si tu veux suivre le même chemin, réserve ton coaching offert de 45 minutes ici ! 

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5 commentaires sur “Bilan défi perte 14 kilos en 8 mois : à mi-parcours, la crise

  1. Ton article est superbement écrit et tendrement réconfortant ! Merci pour ce partage ! Je traverse moi-même une période de ma vie de grand stresse où j’ai pris du poids et où je ne veux plus me voir dans une glace… Mais tu as pourtant tellement raison ! On se cache derrière ces kg en trop pour justifier l’aversion qu’on a pour nous-même mais c’est une illusion. On doit apprendre à s’aimer telles qu’on est et ça sera d’autant plus facile de s’écouter, respecter son corps et revenir à un poids de forme.
    Merci pour cette piqûre de rappel ^^

    • Merci beaucoup Natacha pour ton retour ! Ces compliments me touchent beaucoup !
      J’ai voulu retransmettre la bienveillance que j’ai reçue lorsque j’ai osé parler de ma crise.
      Cela soulage beaucoup de faire part de ces difficultés car on se rend compte qu’on n’est pas « un monstre » mais juste des humains faillibles 😉

      Et en effet le poids ne devrait jamais être une excuse pour ne pas s’aimer ou s’empêcher d’être heureuse !

      Merci de t’être livrée, et force à toi !

  2. Bonjour,
    Je découvre de plus en plus les TCA grâce à ton Blog et je te félicite pour l’écriture de tes articles et la sincérité du contenu.
    Effectivement, je remarque que c’est compliqué pour toi mais tu as le moral et l’envie de réussir. Et j’y crois en ton défi, tu peux y arriver. Tu as cette force en toi, tu as déjà réussi à perdre du poids donc tu peux renouveler cette opération jusqu’a ton objectif final.

    Tu as raison le chemin est aussi important que l’objectif final.
    Et tu sais, chez les sportifs , il y a souvent un principe qui s’appelle le « Cheat Meal ». C’est le repas de triche qui permet de relancer la motivation et le métabolisme.

    Encore Bravo

    • Bonjour Alexandre ! Merci beaucoup pour ton retour, c’est sympa de t’interesser au sujet sans être touché !
      Et tu sais quoi, je connaissais le concept du cheat meal mais je n’avais jamais fait le lien avec une crise de boulimie en me disant qu’il pourrait y avoir des bénéfices secondaires comme relancer le métabolisme ! Merci beaucoup 😊
      Le sujet des TCA touche principalement les femmes (+ de 90%), et je pense que le milieu sportif est encore plus touché surtout quand il y a un lien fort à l’apparence ou au poids (muscu, gym, boxe…).

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