Critique du livre : Le développement (Im)Personnel

Bienvenue sur ce défi 30 jours où je réponds à vos questions bien-être, développement personnel, sport / yoga… dans une série de vidéo. Je suis coach bien-être et j’aide les femmes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire à manger librement, mincir si elles le souhaitent et s’aimer.

Laisse ta question en commentaire !

Aujourd’hui je vous parle du livre « Le développement (Im)Personnel de Julia De Funes :

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Présentation, critique, mon avis sur le coaching en général…

Sommaire

  1. Présentation du livre
  2. Pas de diplôme pour être coach = arnaque ? (3’15)
  3. Comment bien choisir son coach (4’40)
  4. Coach pour fuir son métier ? (6’34)
  5. Manipulation ou influence ? (8:37)
  6. Coach = supérieur ? (11’00)
  7. Involontaire et inconscient (12’15)
  8. Avis et conclusion (15’00)

 

Suite à la question de Jean-François du blog Ma petite voix intérieure. Merci Jean-François pour ta question !

Retrouve l’interview de Marie, Hypnothérapeute ici.

Mon article sur les 4 pièges du développement personnel ici.

Le livre que je conseille au sujet de la manipulation :

A tout de suite en commentaire pour me poser ta question bien-être !

Et si tu préfères lire, voici la transcription.


Présentation du livre

Bonjour, je suis Claire Castagne du blog Heureux coach, et je suis coach bien-être.

On se retrouve aujourd’hui pour ce défi de 30 jours de vidéos. Une vidéo par jour pour répondre à une de tes questions que tu me poses en commentaire !

Aujourd’hui, première question de Jean-François de Ma Petite voix intérieure (blog sur le bien-être que je vous recommande chaudement). Il m’a demandé mon avis sur ce livre de Julia De Funès : Développement (im)personnel, le succès d’une imposture.

C’est un livre dont on m’a parlé puisque je suis coach bien-être. Je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir un point de vue critique sur le coaching et le développement personnel, un peu plus creusé que tous les préjugés qu’on entend.

Du coup je me suis procuré ce livre pour le prix de 16 €. Je ne connaissais pas l’auteur, Julia De Funès qui est diplômée en philosophie.

Le résumé :

« Comment se « développer » quand on est sans cesse « enveloppé » par des coachs ? Comment le développement serait-il personnel quand des guides et manuels s’adressent à chacun comme à tout autre ? La philosophe Julia De Funès fustige avec délectation les impostures d’une certaine psychologie positive. »

Alors en effet ça résume bien, « fustige avec délectation » : elle casse du sucre sur les coachs et le développement personnel en général.

Certes il y a des critiques justifiées, mais c’est tellement général et pas argumenté, précis qu’on a l’impression qu’elle a juste envie de casser du sucre sur cette industrie qu’est le développement personnel. Puisque c’est un vrai business ! Peut-être que la philosophie est moins populaire, ça peut expliquer le point de vue…

Toute la première partie est consacrée à taper sur le développement personnel.

Le sommaire :

1) Le culte de l’épanouissement personnel,

2) Les réconforts imaginaires et enfin seulement

3) Comment se libérer des idéologies du développement personnel ?

C’est la troisième partie que j’attendais en lisant les critiques. Je me disais bon, OK, que propose-t-elle concrètement pour parer à ça ? A la fin seulement elle parle de philosophie, des idéologies des auteurs bien connus. Ça m’a rappelé les cours de philo ! C’est intéressant mais il faut être bien concentré.

Je vais vous donner mon point de vue, ce qui m’a le plus marqué, ce que j’ai retenu par rapport à ce livre.

 

Pas de diplôme pour être coach = arnaque ?

J’ai bien aimé le thème. Elle pointe certains problèmes qui sont véridiques à la base. Par exemple elle critique le métier de coach. C’est assez violent et ça m’a fait sourire : elle dit que les coachs sont des psys ratés qui n’ont pas eu la force de faire de longues études et se sont improvisés coachs.

Derrière ça il y a un vrai problème. Pour être coach en France, il n’y a pas besoin de diplôme. Moi par exemple je suis coach bien-être, en formation de professeur de yoga, blogueuse pro etc.

J’ai cherché au début une école de coaching, pour l’instant j’ai mis de côté car j’ai eu l’impression que j’allais retrouver beaucoup de théorie. Ce que je cherche grâce au coaching et à mon métier, c’est du concret : proposer des solutions appliquées à mes clients, grâce à mon expérience et mon apprentissage permanent à travers les livres, à travers la vie en fait !

Ça ne veut pas dire que les diplômes c’est pas bien, au contraire ! Quand j’aurai les moyens j’espère faire peut-être une école américaine comme celle de Brooke Castillo qui coûte extrêmement cher, j’attends de gagner suffisamment pour faire ça.

 

Comment bien choisir son coach ?

Là je vous parle de moi mais c’est vrai que le métier du coaching en France n’est pas réglementé. Vous qui regardez, si vous cherchez un coach, le diplôme n’est pas indispensable ça c’est sûr. Il faut avoir d’autres critères pour bien choisir.

Par exemple que la personne a déjà connu la situation pour laquelle elle vous accompagne.

Un coach business qui n’est pas entrepreneur, n’a pas suffisamment d’expérience dans la vente ou n’a pas lui-même réussi sa promesse… Ou une personne qui vous explique comment devenir millionnaire alors qu’elle ne l’est pas… C’est pas forcément terrible.

Après il y a le feeling, comment on accroche avec la personne et aussi que à travers le contenu gratuit de la personne, vous devez déjà trouver de la valeur et de l’utilité. C’est comme ça que j’ai jusque là choisi mes coachs. Il y a eu des rencontres qui se sont faites un peu différemment mais ce sont les conseils que je peux donner pour choisir un coach.

J’espère qu’un jour le marché va changer et qu’il y aura une réglementation ou quelque chose d’un peu plus encadré. Dans le développement personnel en général on peut trouver des charlatans. Tout ce qui est Reiki, hypnose, ayurvéda, tout ce qui tourne autour…. N’importe qui peut mettre une plaque chez lui. Quand on regarde les émissions type Capital, ils montrent que beaucoup de gens cherchent à en profiter, se font de l’argent sur le dos de personnes qui ne font pas attention et veulent croire aux promesses.

 

Coach pour fuir son métier ?

Sur la réglementation elle a raison mais sa façon de le dire… µJe vous lis un extrait :

« La plupart des coachs découvrent leur vocation assez tardivement. On ne peut coacher à 20 ans me direz-vous à juste titre. Une certaine expérience reste nécessaire. Mais ce n’est pas cette explication empreinte de bon sens qui justifie le coming-out tardif des coachs. Leur temps long n’est pas toujours celui de l’expérience nécessaire au conseil. Les coachs ne rêvent pas dès leur plus jeune âge de l’être en décidant de sacrifier plusieurs années en vue d’accomplir ultérieurement leur rêve.

C’est généralement après plusieurs années de travail laborieux ou décevant que l’individu décide soudainement de devenir coach. L’avènement du coach n’est pas le fruit d’une longue patience, d’une longue maturation mais la délivrance soudaine d’un métier jusqu’alors accompli péniblement. Le coaching est une issue de secours, une échappatoire, une libération plus qu’une vocation en gestation longuement mûrie et préparée ».

Déjà rien que pour ce passage on peut trouver énormément de contre-exemples, de personnes qui sont coachs depuis le début de carrière ou qui étaient entrepreneurs avant. Autre exemple, j’ai toujours un travail salarié à côté et j’aime ce que je fais à côté aussi ! C’est pas pour fuir ! Quand bien même si quelqu’un voulait fuir son métier actuel pour être coach, que c’était sa seule motivation, ça ne marcherait tout simplement pas en fait !

Contrairement à ce que l’auteur prétend, il faut une vraie volonté d’aider les autres et d’apporter de la valeur pour attirer les autres et pouvoir les aider vraiment.

Il ne suffit pas de dire « Je suis coach ! Je facture tant, venez ! ». C’est pas comme ça que ça marche.

 

Manipulation ou influence ?

Aussi j’ai noté qu’elle parlait de manipulation dans un des chapitres.

Alors la manipulation c’est souvent quelque chose qui fait peur. Je vous recommande chaudement le livre « Influence et Manipulation » de Robert Cialdini, la bible sur le sujet, et qui sera utile à tout le monde (plus particulièrement les commerciaux, managers… métiers d’influence).

Tout le monde manipule tout le temps, plus ou moins, sans forcément même en être conscient. Même les enfants manipulent pour avoir une sucette au supermarché. Ils vont faire un peu de charme, ou alors se rouler par terre… Je vous donne des exemples caricaturaux mais tout le monde manipule pour avoir quelque chose ou même pour aider !

Les coachs – je ne sais pas si on peut dire manipulent, le mot est négatif mais… La manipulation c’est l’influence qu’on va avoir réciproquement les uns sur les autres. Dans le mauvais sens du terme, c’est chercher à avoir une emprise sur quelqu’un jusqu’à lui faire faire des choses contre son gré.

Pour ça je vous invite à voir mon interview de Marie Duboule, hypnothérapeute. On démonte les idées reçues sur l’hypnose. On ne peut jamais faire faire à quelqu’un quelque chose contre son gré, notamment dans le cadre de l’hypnose. Puisque c’est la personne qui aura le dernier mot, son inconscient a le rôle de protecteur ! On ne peut pas mettre quelqu’un en hypnose et lui dire « Saute par la fenêtre ! », ça n’existe pas !

 

Coach = supérieur ?

Après, je pense que dans ce genre de métier il y a forcément des gens attirés par le pouvoir. C’est comme dans tous les métiers, il y en a qui peuvent le faire pour de mauvaises raisons et pensent avoir un pouvoir sur les autres. Ça, certainement c’est nocif.

Encore une fois, soyez vigilants quand vous choisissez votre coach ou thérapeute. L’influence doit être positive ! Le métier de coach, contrairement à ce que Julia De Funès prétend, n’est pas être dans une position de supériorité, pas du tout !

C’est être à côté de la personne, comme un conducteur et l’auto-école, et le guider sur le chemin. Le client va faire son propre chemin et le coach va éclairer les phares pour lui dire plus facilement comment aller d’un point A à un point B.

Il n’y a pas de notion de supériorité du tout dans ce métier !

Je pense qu’elle a beaucoup d’idées reçues et c’est dommage. Elle n’a certainement jamais bénéficié d’un coaching dans sa vie. Moi ça m’a énormément aidé à débloquer des problèmes comme les troubles du comportement alimentaire, dont je n’avais jamais réussi à guérir par moi-même en 13 ans. Le seul fait de suivre une méthode pas à pas, un coaching en ligne, m’a complètement débloquée !

Aujourd’hui encore je me fais coacher, en tant que coach je pense que c’est indispensable… donc voilà, pour moi le coaching c’est quelque chose de pragmatique et d’utile.

 

Involontaire et inconscient

Quelque part elle oppose ça à la philosophie, qui est selon moi une manière de penser juste, qui fait appel à l’esprit critique, et aussi elle parle de la notion d’involontaire.

Ça rejoint un peu l’inconscient. Tout ce qu’on fait dans notre vie n’est pas dicté par la volonté, le conscient. On est 90 % dirigés par notre inconscient, c’est vrai. Maintenant l’inconscient est fait pour nous protéger, et quand on comprend ça on peut mettre en lumière les zones qui nous bloquent, quand c’est nécessaire. On peut le faire par le coaching, la thérapie, l’hypnose…

Décréter par la philosophe que l’humain c’est de l’involontaire, il y a de l’inconscient… C’est pas comme ça qu’on va changer sa vie, pourtant on peut changer sa vie, on peut avoir des résultats, guérir des TCA, maigrir, trouver l’amour, réussir en entreprise etc.

Elle pointe aussi le paradoxe de l’autonomie, que le coach il veut aider soi-disant son client à être autonome mais justement, parce qu’il a une emprise sur lui ça ne va pas être de l’autonomie. Moi je ne pense pas encore une fois, je pense que c’est l’inverse. C’est un travail d’équipe.

Si le client n’est pas prêt à faire lui-même les effort ça ne mènera nul part. C’est pas parce qu’il y a un coach pour lui botter les fesses qu’il va marcher s’il n’en a pas envie ! C’est comme dans tout, il faut avoir envie pour que ça marche ! Donc le coach est juste là pour proposer les outils et une méthode, une structure et forcer la personne à s’exercer par la contrainte du coaching suivant. Ça va motiver, tout simplement !

Mais l’autonomie, au contraire, on la développe ! C’est que j’aime dans la notion de coaching vs thérapie. En thérapie ça peut prendre des années, on est axés sur le passés.

Alors que le coaching c’est très efficace. Il faut une séance, trois voire cinq séances pour sortir de quelque chose de douloureux, changer, transformer votre vie ! Le coaching c’est plutôt le comment, le pourquoi, tourné vers le présent et le futur.

Il y aurait encore beaucoup à dire. C’est bien de garder un œil critique quand on lit un bouquin, achète un service…

Il peut y avoir la dérive sectaire aussi, elle n’en parle pas. Pour ça je vous conseille l’article Les 4 pièges du développement personnel.

Avis et conclusion

Si vous êtes curieux je vous conseille de le lire. Partagez-moi vos retours. Franchement c’est un des livres les moins utiles que j’ai lus depuis ce début d’année, sachant que j’en ai lu plus d’une vingtaine depuis janvier.

C’était intéressant d’avoir un point de vue contraire. J’aurais préféré qu’elle développe l’aspect philosophique, en cherchant à appliquer le côté « business » du développement personnel pour que ce soit attrayant. Donner des cas pratiques, comment on peut appliquer la philosophie à sa vie aurait été intéressant.

J’espère que cette première vidéo t’a plu.

Laisse ton commentaire pour me dire ce que tu en penses et si tu as des questions au sujet du développement personnel. J’y répondrai dans une vidéo dédiée. A très vite !

 

 

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