Comment trouver le régime alimentaire qui nous convient ?

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Ci-dessous la transcription pour ceux qui préfèrent lire, avec tous les liens et références intégrés (il suffit de cliquer sur les mots en surbrillance ;-)).

Bonjour et bienvenue sur le podcast Heureux coach, épisode 0; le podcast qui t’aide à manger librement, mincir et t’aimer.

Je suis Claire Castagne, coach bien-être et je te souhaite la bienvenue sur cet épisode 0 !

Je te demande juste un peu d’indulgence pour le son en attendant que je reçoive mon micro.

Nous allons parler des régimes alimentaires, pas dans le sens se restreindre mais: comment s’alimenter.

C’est un sujet qui me tient à cœur car je suis en pleine phase de perte de poids et rééquilibrage, suite à ma guérison des TCA il y a 2 ans. C’est le sujet sur lequel je coache les femmes, pour les aider à sortir des compulsions et si elles le souhaitent, mincir. Je teste pour vous la phase “mincir”

Je voulais parler d’alimentation végétale car c’est un sujet de société, à la fois une tendance dans le sens mode mais aussi j’espère une tendance de fond. La société évolue grâce à plusieurs prises de conscience

C’est un sujet souvent polémique car on va avoir plusieurs clans, les vegans qui regardent de travers le voisin qui va se faire un barbecue peinard, et à l’inverse les viandards ou les omnivores qui vont se sentir jugés et culpabilisés en présence d’un végé, ou qui vont se mettre à lui donner des conseils alors qu’il a rien demandé, sur ses protéines par exemple… C’est du vécu haha !

Pour commencer, notre façon de s’alimenter à aujourd’hui vient principalement de notre culture, de notre enfance. C’est quelque chose qui est ancré en nous, depuis qu’on est petits on a eu une certaine façon de manger, même avec des horaires de repas.

Dans l’alimentation intuitive on dit souvent qu’il faut manger quand on en a envie et quand on a faim, et s’arrêter quand on a plus faim. Si on applique à la lettre ça voudrait dire qu’à l’heure du déjeuner, si on n’a pas faim on n’est pas sensé manger.

Je trouve ça un peu extrême car manger est aussi un acte social. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se forcer à dîner si on est seul le soir et qu’on n’a pas faim, ou qu’on a fait une grosse bouffe le midi et qu’on n’a pas faim. Il faut s’écouter.

Mais l’alimentation est fortement impactée de manière émotionnelle (non, ce n’est pas mal) mais aussi sociale et que ça fait partie du partage.

Comment savoir ce qui est bon pour nous, et choisir son régime alimentaire ?

En fonction de ses envies, de la ligne et de son environnement (culture, famille). On a un environnement et on a envie de faire les choix qui ne sont pas forcément ceux de notre entourage.

Je vais vous parler de mon expérience : l’année dernière j’ai décidé d’être végétarienne.

J’étais très intéressée par la musculation, je faisais 3-4 séances par semaine, suivait toutes les fitgirls et j’ai remarqué que beaucoup s’intéressaient à l’alimentation pour leurs corps mais aussi que beaucoup devenaient végétariennes voire végétaliennes.

Alors qu’est-ce que ça veut dire ?

Végétarien exclut la chair animale : ni viande ni poisson. Certains se disent végétariens et mangent du poisson, techniquement ils ne le sont pas (ou alors pesco-végétariens, mais bon à bas les étiquettes !).

L’animal, pour atterrir dans notre assiette, il a été tué. Ça peut être la raison principale mais aussi ça peut être l’environnement.

L’impact sur la planète est énorme : que ce soit la déforestation ou le nombre de litres d’eau qu’il faut pour obtenir de la viande.

Ça peut être une motivation pour la santé, si par exemple vous regardez The Game Changers sur Netflix (très à l’américaine, moi j’ai bien aimé !) vous verrez que les performances sportives sont décuplées par une alimentation végétale !

Donc voilà, 3 raisons principales pour devenir végétarien : la santé, l’environnement, les animaux.

Le plus difficile pour moi a été de faire mon “coming-out” de végétarienne auprès de ma famille, notamment mes grands-parents qui sont comme mes parents. Ils se sont tout de suite inquiétés : mais attention, tu vas manquer de protéines, tu vas avoir des carences !

Ça avait l’air tellement douloureux pour eux qu’ils me faisaient tout le temps des pics.  Je pense que ça la heurtait trop dans ses convictions. Les grands-parents c’est la génération à l’ancienne

Je suppose que dans leur esprit, refuser la viande c’était presque comme refuser une part de mon éducation, de la culture familiale. J’ai senti un tel hérissement de poil que ça a été le plus difficile pour moi à assumer.

Ensuite la deuxième difficulté c’était lors des sorties au restaurant. Aujourd’hui je cuisine 80 % du temps même pour ramener au travail , mais avant j’allais au resto trois ou quatre fois par semaine minimum.

Et je trouve que les restos ne sont pas adaptés à ce type de régime. Et encore j’étais juste végétarienne, pas vegan !

Alors je me retrouvais tout le temps avec le burger végétarien avec le vieux steak de tofu dégueulasse ou l’omelette. Après il y a la cuisine du monde, plus variée. Moi qui adorais les sushis, tous les restos japonais ne proposent pas encore de sushis végés…

Mais l’obstacle qui m’a principalement fait arrêter c’est que  j’avais encore de petites compulsions alimentaires. Rien à voir avec avant car je n’avais quasiment plus de culpabilité. Mais je sentais que j’avais d’abord besoin de rétablir complètement mon rapport à l’alimentation, remanger normalement après ces 13 ans à fonctionner uniquement par compulsion/ restriction.

Donc j’ai décidé de remanger de la viande, du poisson et de tout m’autoriser.

Longue parenthèse de mon expérience végétarienne.

Pour revenir à notre définition, la différence avec un végétalien, c’est que ce dernier ne va pas manger de produits d’origine animale comme les œufs, le fromage, le lait, le miel…

Le troisième terme (définitions purement françaises, à l’étranger ils n’ont pas toutes ces nuances) c’est vegan : végétalien ++ puisqu’il va appliquer ce principe de ne pas consommer de produits d’origine animale à toute sa vie y compris l’habillement (pas de laine, de soie, de cuir) et faire attention aux cosmétiques etc.

Ça fait trois catégories et c’est quelque chose qui m’a aussi un peu gênée, quand on s’intéresse à ce type d’alimentation.

Il y a deux dérives :

* Conflits entre les “camps” que j’ai évoqué
* Soi-même on va se mettre dans une case.

Par exemple quand j’étais végétarienne ça m’est arrivé de manger des bonbons Haribo, après coup j’ai réalisé qu’il y avait de la gélatine de porc et je me suis sentie mal, coupable, de réaliser que j’avais consommé quelque chose avec de la viande. Je n’ai pas aimé ce sentiment.

Mais une fois qu’on a ouvert les yeux on devient plus conscient et c’est difficile de revenir en arrière.

Aujourd’hui j’ai trouvé un équilibre qui me convient à l’heure actuelle, je vais manger végéta*ien 80 % du temps.

J’aime beaucoup les recettes d’Amandine Lescuyer. Elle propose énormément de contenu gratuit. Je vous encourage à tester même si vous n’êtes pas végé, c’est toujours intéressant d’élargir ses horizons et ses recettes sont très gourmandes !

La santé et le ressenti.

Changer de régime alimentaire peut donc être par conviction mais aussi pour sa santé.

Je me suis aperçue en apprenant à écouter mon corps, après toutes ces années, que j’avais tout le temps mal au ventre.

L’estomac et le ventre étaient relativement distendus car j’avais l’habitude de manger de grosses quantités, notamment le soir de me resservir après le dessert. J’avais gardé cette habitude de mon passé de compulsion, sans que ce soit une crise car il n’y avait plus de culpabilité.

Donc je mangeais trop, en quantité. Là je suis en train de réguler, j’ai déjà perdu plusieurs kilos et je me sens mieux.

En qualité j’ai toujours adoré le sucre, les bonbons, les gâteaux, les desserts…

Nouvelle parenthèse sur ce qu’on qualifie souvent d’addiction au sucre : il faut savoir que cette addiction n’existe pas, les études qui montrent que c’est aussi addictif que la cocaïne c’est du bullshit, pour m’y être penché de plus près.

Concrètement, notre organisme va redemander instinctivement des aliments gras et sucrés ou gras et salés. C’est juste que c’est très plaisant au goût et aux papilles et ça crée une appétence très prononcée qui nous donne comme un goût de “reviens-y”. Ce n’est pas une addiction au sens de drogue.

Le fait de consommer régulièrement des aliments très transformés, ça va être difficile de s’en défaire.

Je pense que le moyen le plus efficace c’est de s’en défaire progressivement.

Déjà, cuisiner un maximum.

Suivre des règles de bon sens, comme manger plus de fruits et légumes… C’est ce que j’ai décidé d’appliquer et ça me réussit très bien.

A la fois ça a déclenché ma perte de poids que j’attendais depuis très longtemps, mais aussi j’ai découvert que je pouvais maigrir en me faisant plaisir ET en mangeant équilibré, que les papilles s’adaptent et je n’ai plus mal au ventre.

J’ai aussi enlevé cet aspect culpabilisation qu’on peut craindre quand on est trop focalisé sur “Il faut manger de telle façon”. C’est pour ça que je trouve ça pas mal de se détacher un peu des étiquettes.

Quand vous êtes dans une phase de troubles du comportement alimentaire, je vous conseille de d’abord passer par un phase de lâcher prise et tout vous autoriser de manière inconditionnelle, pour ensuite régulariser votre alimentation.

Ça doit se faire en deux temps. Si vous êtes boulimique, anorexique ou hyperphagique, cherchez d’abord à guérir, la priorité doit être votre santé mentale.

il faut quelques semaines voire quelques mois, vous voyez ça m’a même pris quelques années pour commencer à maigrir.

Mon dernier conseil pour trouver une alimentation qui vous convienne à vous, c’est de ne pas chercher à reproduire un modèle, ce que fait untel ou untel mais testez et ajustez !

Lisez, apprenez, intéressez-vous à l’alimentation. Comme toute science dès qu’on met le nez dedans on se rend compte qu’il y a énormément de sujets et d’avis discordants, d’où l’intérêt de se faire sa propre opinion.

Rappelez-vous que les industriels veulent d’abord vendre, et pas votre santé. D’où l’importance de sortir des plats préparés.

Je vous encourage vraiment à cuisiner plus, manger plus de fruits et légumes. Si vous le faites, comme moi vous ne pourrez pas revenir en arrière.

Par exemple là je suis en vacances dans un lieu où je ne peux pas cuisiner, j’essaie de manger végé 80 % du temps mais je suis en manque de fruits et légumes les gars !

Je mangeais super déséquilibré pendant des années, le fait d’avoir réappris à manger sainement ça devient un besoin pour moi. Je me sens pleine d’énergie.

Ecoutez-vous, quand vous prenez un repas.

Essayez de ressentir avant de manger, comment vous vous sentez physiquement :avez-vous faim ? Ou c’est juste l’heure ? Pendant que vous mangez, soyez attentifs à vos sensations.

Une fois par semaine, prenez un repas dans le silence et le calme, sans TV ni téléphone. Vous allez vous reconnecter à vos sensations, testez dès ce soir ! Pendant que vous mangez vous apprécierez beaucoup mieux.

Après avoir mangé, observez : êtes-vous repu ? Avez-vous encore un peu faim ? Ou une petite envie de dessert ?

Avez-vous le ventre distendu ? Vous sentez-vous pep’s ou fatigué ?

Après la question du transit intestinal est important. Toutes les personnes qui souffrent de constipation, augmentez votre ration de fibres (fruits et légumes). En yoga je conseille les postures de torsion.

Il y a aussi l’exercice du stomach vacuum, à faire à jeun, pour masser les organes internes. Ça vous aidera à avoir un meilleur transit.

Pour terminer je vous conseille un livre très intéressant sur la nutrition : Alimentation et Yoga “vous êtes ce que vous mangez”, de André Van Lysbeth.

(lien affilié Amazon, il me permet de toucher une petite commission pour faire vivre le blog et c'est le même prix pour toi !)

Il parle de végétarisme sans dogme ni pression, du jeûne, de se nourrir d’alimentation vivante au sens d’énergie. J’ai appris que le fait de manger très salé ou sucré donnait très soif car le corps réclame de l’eau pour diluer ces substances en excès…

Je vous recommande si le sujet vous intéresse et je vous invite à visiter le blog où vous trouverez plusieurs articles sur la guérison des TCA et le bien-être en général.

Merci de m’avoir écouté les battants !

Laissez 5 étoiles si le podcast vous a plu ! Merci !

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2 commentaires sur “Comment trouver le régime alimentaire qui nous convient ?

  1. Coucou Claire,

    Super premier podcast!
    J’adore l’alimentation végétale qui lie fraîcheur et couleurs. Les saveurs sont magiques…

    Je te retrouve bien dans ce podcast et j’adore le pep’s que tu y mets 🙂

    En ce qui concerne notre alimentation, je te rejoins sur l’héritage qui y est lié. Et je pense qu’il faut respecter nos rythmes: si nous n’avons pas faim, il n’y a pas besoin de manger.

    Les régimes alimentaires sont révélateurs de nos envies profondes et je pense qu’il faut y aller petit à petit pour ne pas se brusquer.

    Merci pour ce podcast 🤗

    • Coucou Julia !
      Merci beaucoup pour ton avis ☺️ Totalement d’accord sur le fait de respecter nos rythmes, même si c’est plus facile à dire qu’à faire 😉 et de changer ses habitudes progressivement, si on veut tenir dans la durée !

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