Addict au sport ?

Faire du sport est considéré comme quelque chose de positif et de sain. Le sport aide à se réapproprier son corps, à se sentir bien et à gagner en estime de soi.

Est-ce que vous vous entraînez par plaisir et / ou par volonté de maîtriser votre silhouette?

Si vous manquez un entraînement, devenez-vous irritable ?

Le sport peut, comme beaucoup de choses, devenir une addiction, même si c’est du côté “positif” contrairement à l’alcool ou aux drogues par exemple.

Mais alors, qu’est-ce que l’addiction au sport?

Définition

Aussi appelée bigorexie, c’est  « un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale ».

Dans le cadre de la boulimie, le sport est l’une des pratiques utilisées pour tenter de contrôler son poids, en compensation des crises où l’on mange en excès.

13.5 % des sportifs sont d’ailleurs touchés par les troubles du comportement alimentaires, contre 3.1 % pour les non sportifs !

Aussi l’addiction n’est pas tant une histoire de fréquence, que d’état d’esprit.

Le moteur de l’être humain est la recherche du plaisir, et la fuite de la douleur. Mais lorsqu’un plaisir court terme engendre une plus grande douleur long terme, il est temps de s’alerter !

Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces phrases ?

  • vous vous sentez obligé d’aller vous entraîner quoi qu’il arrive, sans quoi vous culpabilisez
  • vous redoutez le fait de grossir si vous ne faites pas votre séance
  • vous allez sport pour brûler les calories ingurgitées lors de votre dernier excès, ou en prévision d’un excès futur
  • vous allez quand même vous entraîner quand vous vous sentez particulièrement fatigué ou malade
  • vous augmentez votre dose de sport au fur et à mesure
  • vous organisez votre vie autour de vos entraînements
  • votre pratique du sport devient une source de conflit avec vos proches

Si  vous répondez oui à la majorité, demandez-vous si votre rapport avec le sport est vraiment sain.

Vous pouvez aussi faire le test ici.

 

Les causes de l’addiction au sport

Le sport aide à gagner en estime de soi, et dans le cas d’une addiction le sport devient un moyen nécessaire de se prouver notre propre valeur.

On se lance un premier défi sportif (exemple : courir un marathon).

On voit son corps se transformer au fur et à mesure de la pratique.

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Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

La préparation nous occupe tout notre temps libre, notre esprit, nos discussions et notre manière de manger. Une fois le défi accompli, on ressent une grande fierté.

Mais… cela ne suffit pas, il y a comme un vide ! Vous savez, un peu la même sensation que quand on termine le dernier chapitre d’un polar palpitant !

Par quoi le combler ? Un nouveau défi, plus ambitieux : triathlon, trail… Là encore la frontière entre fonctionnement sain et addiction est fine. Si cela vous permet de vous dépasser et vous rend heureux, sans conséquences négatives sur votre vie sociale, familiale… c’est parfait.

Les raisons pour pratiquer une activité physique peuvent être nombreuses :

  • perdre du poids
  • tonifier sa silhouette
  • être en meilleure santé
  • nouer de nouveaux liens
  • s’amuser…

Pendant et après la séance, le corps libère des endorphines, les hormones de bien-être, qui nous font nous sentir sur un petit nuage !

Cette simple sensation peut devenir addictive, tellement elle est puissante. On parle même de “runner’s high“, ou ivresse du coureur !

Le sport aide à réguler les émotions négatives, à être plus calme, trouver le bien-être…

Mais lorsqu’il devient une addiction, il est utilisé comme un moyen permanent de contrôler son humeur.

Combien de fois j’ai vu des posts de fitgirls sur Instagram qui disent “heureusement que j’ai eu le temps de m’entraîner ce matin avant la réunion familiale, sinon ça ce serait mal passé !” ou “si je ne m’entraîne pas je deviens folle”…

Le moteur de l’entraînement doit rester le plaisir, et pas se sentir forcé, enchaîné, comme s’il fallait absolument X séances par semaine.

Bien sûr, il y a des jours où l’on a moins envie que d’autres et c’est très bien de se forcer un peu, car on sera content après coup.

L’essentiel est de savoir s’écouter et d’être totalement libre dans sa relation avec le sport.

 

Les conséquences de l’addiction

Elles peuvent être physiques : continuer à s’entraîner malgré une blessure, et l’aggraver. Épuisement, infarctus…

Ou psychologiques : mal-être si on ne s’entraîne pas, dépression, idées suicidaires, comportements de compensation (alcool…).

Sans compter les incidences sociales : disputes avec le conjoint, éloignement des amis… A force de faire passer le sport au premier plan, l’entourage se lasse de n’être plus la priorité.

 

Comment en sortir ?

Est-ce que l’idée de ne RIEN faire pendant une ou deux semaines vous panique un peu ? Si oui, c’est que c’est nécessaire pour sortir de cette addiction.

Faites une pause complète et totale.

Vous observerez alors cette fameuse culpabilité qui pointe le bout de son nez, et vous pourrez travailler sur ces pensées.

Faites cette pause au moins deux semaines voire plus, l’idéal étant d’attendre que votre corps réclame de lui-même à bouger.

A ce stade, votre corps et votre esprit ont besoin d’un repos total et complet. Vous le méritez.

Le but de cette coupure “forcée” est avant tout de protéger votre santé mentale. Comme dans votre rapport à l’alimentation, la santé mentale doit rester votre priorité !

Vous constaterez par vous-même que vous ne prendrez pas de poids, et que votre corps ne change pas ou très peu (une reprise de sport après seulement deux semaines n’entraîne qu’une faible baisse de performance, qui revient très vite.

Encore plus si on fait un entraînement croisé.

Le sport en lui-même ne fait pas maigrir.

Car souvent, nous avons tendance à surestimer la dépense calorique et donc à manger plus sans nécessairement avoir besoin.

Une heure de course à pied, par exemple, équivaut à 500 kcal soit 1 burger.

Ce qui fait maigrir, c’est le déficit calorique : manger moins que ce que l’on dépense. En faisant du sport, si l’on mange plus, nous ne maigrissons donc pas !

Une alternative au sport pour rester actif est le yoga. En s’intéressant au yoga, on trouve une dimension spirituelle : il ne s’agit pas d’obtenir un corps comme ci ou comme ça, mais d’aligner son corps et son esprit, calmer le mental.

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Photo de Burst sur Pexels.com

Diversifier le type d’activité physique, et pratiquer en groupe, peut limiter le risque de tomber dans cette dépendance.

 

Si vous souhaitez un accompagnement dans votre relation au sport et à l’alimentation, réservez votre diagnostic gratuit ici avec moi. 

 

Alors, pratiquez-vous le sport plutôt par plaisir ou par besoin ? A quelle fréquence vous vous entraînez ? Quels sports vous pratiquez, et qu’est-ce qui vous plaît ? Partagez-moi votre expérience en commentaire !

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