Bilan défi -14 kilos : mois 1

Cela fait un mois que j’ai lancé ce défi fou de perdre 14 kilos en 8 mois !

L’heure du premier bilan a sonné.

Le contexte

Cela fait environ 2 ans que je suis sorti des troubles du comportement alimentaire, j’ai voulu profiter de cette liberté retrouvée sans chercher à maigrir jusqu’à ce début d’année.

Début d’année où j’ai eu un déclic : je me suis lancé dans la création d’une activité de coach bien-être, comme une évidence !

Puis j’ai tâtonné pour savoir quelle valeur j’allais pouvoir apporter, et à qui.

La réponse à ce jour : mon expérience la plus douloureuse a été de souffrir d’hyperphagie / boulimie.

Ma plus grande victoire a été d’apprendre à m’aimer, prendre confiance en moi et vivre ma vie librement en ayant guéri de ces compulsions à 80% .

Il m’arrive encore de trop manger et culpabiliser mais rien à voir avec avant !

Et le fait d’en parler et de voir que beaucoup de femmes avec un passé similaire ont encore des compulsions, et que ça ne les empêche pas d’être heureuses et minces, m’a aussi beaucoup rassurée et fait déculpabiliser.

Je me suis mis en tête que pour être légitime à vous aider, il fallait que je sois mince.

J’ai réussi à débusquer de nombreuses croyances limitantes qui me bloquaient à la barre des 79 kg :

  • je suis bonne vivante
  • je suis gourmande et j’adore le sucré
  • j’ai besoin de terminer mon repas par un dessert
  • voire même après dîner, j’apprécie de me resservir un truc sucré après mon repas parce que « je le mérite », je me fais plaisir… ou simplement je comble un vide, l’ennui
  • si je maigris je vais retomber dans les TCA
  • je ne suis pas capable de maigrir
  • j’ai peur de manquer, j’ai besoin de manger beaucoup, notamment car je fais beaucoup de sport

 

Ding ding ! L’heure du bilan on a dit!

Donc la première semaine j’ai réussi à perdre 1 kilo. Je me suis un peu forcée à contrôler de moins me resservir par exemple, surtout le soir.

J’étais très angoissée à l’idée de ne pas réussir à maigrir. Je l’aurais vécu comme un échec cuisant et même définitif !

Puis je fus très contente d’avoir perdu volontairement mon premier kilo.

Mais… ma croyance s’est réalisée… à force de trop penser à la bouffe, à maigrir, j’en ai fait comme une obsession.

J’ai continué à manger beaucoup, selon mon rythme de croisière pour avoir cette fausse sensation de sécurité lorsqu’on a le ventre bien rempli.

Bilan : repris 1 kilo la semaine suivante, puis stabilisé la semaine d’après.

C’est marrant, parce que j’avais tiré les oracles juste avant (mon rituel les soirs de pleine et nouvelle lune) et en posant une question sur le fait de maigrir, la carte qui est ressorti disait NON.

Comme si ce n’était pas le bon moment, ou que je n’étais pas totalement prête, ou que j’avais simplement besoin de relâcher cette pression énorme sur les épaules !

Vous vous rendez compte, se dire qu’on doit maigrir pour être légitime dans son métier ? Alors que j’ai tellement de choses à vous apporter dès aujourd’hui !

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Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

J’ai beaucoup écrit et discuté, j’ai revécu le processus de guérison des TCA en vous écrivant plusieurs articles à ce sujet.

Mon mantra était devenu : ne plus jamais se priver. 

C’est normal, après avoir passé 13 ans de ma vie à m’interdire ou diaboliser tous les aliments que j’aimais, 2 ans étaient trop court pour savourer !

Puis une amie m’a dit qu’elle avait réussi à perdre de nombreux kilos sans effort.

 

Redéfinition d’objectif

 

Bingo : voilà ce que je veux obtenir ! Sans effort !

Je ne veux plus être dans la privation, la restriction, le comptage de calories ou l’obsession d’un régime « parfait ».

Mon objectif ultime, c’est d’être pleinement une mangeuse intuitive : qui mange quand elle a faim, ce dont elle a envie ET qui est bon pour elle, et s’arrête quand elle en a marre.

Qui ne fait pas de la bouffe la priorité dans sa vie. Mais sa santé (physique et mentale), oui !

Qui peut manger une pizza ou même un paquet de gâteaux en s’en foutre, passer à autre chose, et remanger le lendemain si et quand elle a envie.

La bonne nouvelle, c’est que j’ai déjà bien progressé sur ce chemin.

Et la deuxième bonne nouvelle, c’est qu’une collègue blogueuse qui s’intéresse à la nutrition m’a donné plein de bons conseils.

Déjà, quand je lui ai expliqué mes blocages (besoin de manger beaucoup et gourmandise de sucré), je m’attendais à ce qu’elle me réponde : c’est mort, tu n’arriveras pas à maigrir, tu es un cas désespéré !

Mais au lieu de ça, elle m’a donné des conseils qui avaient marché pour elle :

  • équilibrer plus ses assiettes, un max de fruits et légumes, bien manger en quantité pour être rassasiée
  • cuisiner le plus possible
  • ne pas acheter d’aliments tentateurs (biscuits, bonbons…)
  • prendre en photo mes repas
  • tenir un journal alimentaire avec mes sensations

Et bizarrement, il y a eu comme un déclic depuis quelques jours.

Le fait de prendre en photo mes repas de la journée et de savoir que je vais les envoyer, me permet de mettre un point final après le dessert du soir dans ma tête.

Les 3 premiers jours de ma nouvelle vie alimentaire. Je n’ai jamais mangé aussi bien et léger en me sentant repue !

 

Le fait d’écrire mes premières pensées au moment des repas m’a fait réaliser que c’est toujours la peur de manquer, de ne pas manger assez qui revenait.

Et je me suis rappelé ma promesse : je ne m’interdirai jamais aucun aliment ! Mais ce n’est pas pour autant que je dois continuer à acheter des crêpes, biscuits ou autres !

Donc nouvelle « résolution », me tenir à acheter les aliments les plus bruts possibles et cuisiner encore et toujours plus.

Je me sens comme libérée d’un poids !

Et aussi, je me suis posé la question de pourquoi je voulais autant maigrir (au-delà de cette idée de légitimité professionnelle).

En fait, mon principal souhait est de perdre du ventre, qui est mon plus gros complexe.

Et en faisant la méditation sur le pardon, je me suis souvenue de moi, jeune, avant tous ces régimes et donc « mince ». J’avais déjà du ventre ! Et je complexais déjà !

Et la douleur du complexe était aussi forte à 55 kilos qu’à 79 !

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai vraiment appris à accepter et aimer mon corps, à part ce complexe.

Le fait de réaliser que peut-être j’aurais toujours ce complexe même si je maigris, ça m’a fait clairement relativiser l’importance de la perte de poids !

Attention, je ne lâche pas l’affaire.

J’ai juste décidé de me laisser plus de temps, c’est mon corps et mon inconscient qui décideront.

J’ai décidé d’écouter à fond mes envies, mes instincts, de ne pas me forcer non plus à finir une assiette si je n’ai plus faim et de prendre soin de moi en manger équilibré ET gourmand !

J’ai aussi envie de revenir au végétarisme quand je serai totalement OK avec le reste.

C’est comme si un processus inconscient s’était déclenché. Je n’ai pas besoin de prévoir mes menus, mes repas, mes aliments dans l’idée de me restreindre ou autre. Je me laisse juste guider et je profite de chaque jour comme si j’allais mourir demain.

Imaginez un instant, sérieusement, si vous deviez mourir demain.

Vivrez-vous cette journée en vous flagellant pour avoir pris du cheesecake et pour avoir du gras sur vos cuisses ?

Ou peut-être que vous savoureriez le plus possible chaque bouchée, chaque instant, et seriez juste heureuse d’être en vie maintenant.

Une histoire m’a particulièrement touchée, c’est un extrait du livre « La voix de la paix intérieure » de B.K.S. Iyengar :

« Je me souviens d’un vieil homme qui était resté plus de trente ans dans la rue principale de Pune à cirer des chaussures. Il était épouvantablement estropié, et repliait ses pauvres jambes atrophiées dans un petit chariot de bois. Dans sa jeunesse, il avait connu l’indigence et le désespoir total. Survivre semblait impossible. Puis un jour, il se mit à nettoyer des chaussures. Son torse était solide et, progressivement, ses bras se renforcèrent. Il était non seulement le meilleur cireur de chaussures de la ville, mais il était respecté et considéré avec amitié par tous les passants. Les journaux avaient publié des articles à son sujet et, pour ses vieux jours, il trouva même pour compagne une femme à sa convenance. Tout ce qu’il avait était une bonne poitrine, du prana (nb : énergie vitale), des yeux sages et étincelants reflétant le témoin intérieur, et son équipement de cireur de chaussures. Grâce à son seul souffle, son âme et son courage, cet homme vécu une vie admirable ».

N’est-ce pas terriblement inspirant et émouvant ?

En lisant ceci avant de m’endormir, je n’ai jamais été plus consciente et reconnaissante d’avoir un corps entier, deux bras, deux jambes… Et j’ai envoyé tout mon amour à ceux qui n’ont pas cette chance.

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Photo de Kristina Paukshtite sur Pexels.com

J’ai ressenti cette même gratitude pour mon corps lorsque j’ai couru et terminé le marathon de Paris. Quelle chance j’avais d’avoir des jambes pour me permettre de réaliser un rêve aussi fou ! Quelle chance que mon corps ait toujours suivi mes intentions, mes sorties longues parfois dans le froid et la neige, sans jamais rechigner et sans jamais une blessure !

Ressentez vous aussi cette gratitude d’avoir un corps en vie, en bonne santé et chérissez-le pour ce qu’il est : votre maison pour toute la vie.

 

Le premier jour du reste de ma vie

 

J’ai la sensation d’avoir eu le fameux « déclic » (en réalité c’est une succession de nombreuses prises de conscience).

Ce truc qui fait que ça devient FACILE de manger et de revenir à son poids de forme.

Facile de manger sans se prendre la tête. Aussi naturel de manger et s’arrêter comme de boire quand on a soif ou dormir quand on a sommeil, et s’arrêter quand le besoin est satisfait !

Qu’a à faire la culpabilité dans un besoin aussi naturel ?

C’est comme si depuis tout ce temps, j’étais en train de COURIR et qu’il suffisait simplement de MARCHER. Tellement plus facile et naturel !

Je vis chaque jour comme le premier jour du reste de ma vie.

Les échecs d’hier sont des expériences de plus que je peux utiliser comme des tremplins.

Car peu importe la situation, chaque jour est une nouvelle chance de réussir, plus forte de ces expériences.

Et en écoutant le podcast de The Bboost sur le syndrome de l’imposteur, elle rappelle que dans le coaching, il suffit d’avoir un pas d’avance sur ses clients pour avoir quelque chose à transmettre.

Je peux donc être plus proche des femmes qui rencontrent ces difficultés dans leur quotidien (troubles du comportement alimentaire, surpoids, manque de confiance en soi,) parce que c’est encore frais dans ma tête.

Ce proverbe turc m’a aussi fait mal en le lisant mais a renforcé le petit inconfort nécessaire pour avancer :

« Celui qui mange l’estomac plein, creuse sa tombe avec ses dents ».

Enfin, j’ai compris de quoi je pouvais me libérer en écrivant mes sensations et pensées sur un journal alimentaire.

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

Ce qui revenait tout le temps c’était la peur de manquer, la peur de ne pas manger assez, d’avoir faim, de me restreindre.

Ce qui est irrationnel, car j’ai suffisamment de stock pour tenir plusieurs jours voire semaines sans manger, et surtout, la nourriture est en abondance partout dans notre société !

La peur de manquer n’était peut-être pas qu’alimentaire.

Je décide de me libérer de cette peur du manque, laisser partir ce poids de la peur et du manque et vivre dans la confiance et dans l’abondance.

Et je sens mon corps et mon esprit s’alléger jour après jour.

Et vous, quels sont vos blocages à perdre du poids ?

Quels sont vos priorités (maigrir, guérir des TCA, gagner en confiance en vous…) ?

Vous pouvez réserver votre diagnostic gratuit de 30 minutes pour vous aider à éclaircir tout ça !

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Un commentaire sur “Bilan défi -14 kilos : mois 1

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