Comment l’hypnose peut nous rendre heureux ?

A travers cette interview de Marie Duboule, praticienne en hypnose, nous découvrons à qui l’hypnose s’adresse, comment elle peut nous aider à être heureux et quelle est la dimension « magique » de l’Inconscient.

Voici la phrase forte que je retiens : « A notre époque, on n’a pas le choix que de commencer par s’aimer »

Réalisée par Claire Castagne, coach bien-être (www.heureuxcoach.fr)

Retrouvez Marie ici !

Voici la transcription :

C: Bonjour Marie Duboule, vous êtes praticienne en hypnose.

Je suis ravie de vous interviewer aujourd’hui, pour montrer à nos audiences ce que l’hypnose peut apporter dans leur vie.

Je suis moi-même coach bien-être et je cherche à aider les femmes à gagner en confiance en elles. A ce titre, l’hypnose peut être un formidable moyen.

Alors, Marie Duboule, vous êtes praticienne en hypnose entre Paris et Genève.

Avant qu’on commence, j’ai une question très sérieuse. Est-ce que vous promettez de ne pas m’hypnotiser pendant toute l’interview ?

M. Je vous promets, je ne ferai rien, je serai sage 🙂

 

C. Me voilà rassurée ! Pouvez-vous vous présenter ?

M. Je suis praticienne en hypnose, depuis quelques années entre Paris et Genève. Je viens d’un back-ground études en littérature.

J’ai plutôt étudié la littérature, les arts, j’ai pas mal voyagé et j’ai une formation de professeur de yoga. C’est comme ça que j’ai commencé à transmettre une pratique qui me parlait. Ensuite je me suis dirigé vers la méditation assise.

Et là il y a eu pour moi une ouverture à l’hypnose. J’ai fait le lien entre toutes ces pratiques que j’affectionnais depuis longtemps.

J’ai plaisir à avoir une approche de l’hypnose teintée de cette pratique de la méditation, qui m’a tellement apporté, et teintée de mon rapport à la poésie, à la littérature. Puisque c’est quelque chose qui me touche beaucoup et que j’aime transmettre.

 

C. D’accord ! Justement ça devance la question : quels points communs y a-t-il pour vous entre ces 3 disciplines que sont le yoga, la méditation et l’hypnose ? Et comment vous les intégrer dans votre pratique quotidienne ou votre métier ?

M. Le point commun entre les 3 ce serait de poser son intention sur la question de la présence. La présence au monde, la présence au corps, la présence aux choses. 

Dans le yoga on travaille cette présence par le mouvement, l’attention au souffle, aux gestes.

Dans la méditation on travaille cette présence par une attention que l’on pose sur le corps, sur le souffle, avec ce travail d’attention sur l’esprit. Voir comment l’esprit part, revient. Constater ce retour du réel qui revient à nous, qui nous requiert.

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Photo de cottonbro sur Pexels.com

J’ai fait une vidéo pour nommer les différences et les similarités entre hypnose, relaxation et méditation.

Dans l’hypnose ce qui rejoint ça, c’est qu’on apprend à entrer dans une dimension, un état, une fréquence qui nous place à la fois en relation avec notre environnement et dans une certaine distance des stimulus extérieurs.

Cela pour pouvoir expérimenter un certain voyage, une expérience un peu modifiée par rapport à l’état de conscience habituelle, rationnelle qui réfléchit au quotidien.

Dans ces 3 disciplines on travaille : qu’est-ce que l’esprit ? qu’est-ce que la présence au monde ? comment on peut s’accorder aux choses ?

C’est le mot-clé, s’accorder comme on accorde un instrument à une juste vibration.

Dans ces 3 pratiques il y a cette façon de se ré accorder au monde, à l’énergie du monde pour retrouver quelque chose de l’ordre d’une harmonie, d’une tranquillité, d’une justesse dans notre action, dans notre vie quotidienne.

 

C. C’est donc une façon de se réaligner à la fois à l’intérieur de soi, corps et esprit, et également de retrouver sa place dans le monde.

M.  Oui, il y a une question de retrouver sa place dans le monde en apprenant à retrouver sa place dans sa propre vie.

 

C. Le champ est assez large, on peut se demander plus précisément à qui s’adresse l’hypnose ? Et pour quel type de problème on peut utiliser l’hypnose ?

M. Très bonne question ! Pour moi il y a plusieurs cas de figure. Le mot hypnose fait peur. On a l’impression que ça fait référence à quelque chose extraordinaire.

Alors que quand on parle de l’état de transe, de l’état hypnotique, c’est au fond un état très banal, qu’on vit tous les jours vous et moi, dans pleins de situations de la vie.

On ne s’en rend pas forcément compte car on ne met pas de mots dessus.

C’est un état que touchent les artistes, dans le domaine de la création. Un musicien qui compose va rentrer pendant plusieurs heures dans un état de concentration extrême, en rapport avec sa musique. C’est une forme de transe.

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Photo de Gabriel Santos Fotografia sur Pexels.com

La transe hypnotique n’appartient pas qu’au cadre thérapeutique, elle est très vaste.

A qui s’adresse l’hypnose, ou plutôt l’hypnose thérapeutique ? L’hypnose thérapeutique est la démarche d’aller voir un praticien en hypnose pour adresser une problématique, quelque chose qui nous embête. 

Ça peut être plein de choses au fond.

Il y a souvent le cas de figure d’un blocage. On se sen bloqué par rapport à un certain point dans sa vie; ou il y a quelque chose qu’on n’arrive pas à résoudre.

On ne comprend pas pourquoi, dans le cas des addictions. On aimerait s’en sortir mais inconsciemment il y a quelque chose qui n’y arrive pas. On retombe dedans, régulièrement.

Il peut y avoir le cas d’angoisses, qui nous prennent au quotidien. Je reçois souvent des gens qui ont une anxiété quotidienne, on a de la peine à mettre des mots dessus.

Le plus fréquent c’est des personnes qui souffrent de quelque chose, mais qui n’arrivent pas à mettre des mots sur leurs problèmes. S’ils arrivent à mettre des mots, ils ne comprennent pas la cause !

Ça tombe bien parce qu’en hypnose on ne cherche pas à comprendre la cause du problème. Ce n’est pas une approche qui tente de comprendre pourquoi il y a telle problématique à l’heure actuelle.

En hypnose on se concentre sur le changement du symptôme, sur la résolution de la problématique en ayant recours à des ressources qui elles-mêmes ne sont pas vraiment saisissables.

On va puiser dans une intelligence qu’on a en nous, qui n’est pas forcément consciente, rationnelle et qu’on ne connaît pas par cœur.

C’est une thérapie qui joue avec cette dimension mystérieuse, inconsciente de l’être humain. Elle nous invite à regagner une confiance en cette intelligence qui est en nous et peut nous aider au quotidien à trouver des solutions.

Pour revenir à votre question, à qui peut profiter l’hypnose ?

Je dirai à toute personne qui aurait envie d’explorer cette dimension-là, avant tout.

Bien sûr il y a des cas plus graves de pathologies mentales, parfois psychiatriques. Des cas où l’hypnose c’est peut-être pas la première chose à faire. Avant ça il y a des thérapies de l’ordre de la psychiatrie ou de la psychothérapie à engager.

L’hypnose, comme je la pratique, n’est pas une thérapie au long cours où on se voit toutes les semaines pendant plusieurs années.

C’est plus une thérapie brève dans le sens où je vois les personnes une fois, puis trois semaines après, puis une troisième fois, éventuellement une quatrième fois. Souvent ça ne dépasse pas 4 ou 5 séances.

Et puis ensuite on se revoit un an plus tard, 2 ans plus tard pour continuer un peu le travail, re débloquer certaines choses.

 

C. En effet, l’hypnose pour se soigner c’est quelque chose qui peut faire peur.

On pense que la personne peut nous faire faire n’importe quoi.

Ou au contraire en plongeant en soi-même, on a peur de ce qu’on peut trouver. Comme si l’inconscient était quelque chose d’obscur, mystérieux et à la fois sombre.

Dans ce que vous dites, je vois que l’inconscient c’est plus que ça, il y a une dimension, au contraire, pour nous aider !

M. Oui, merci beaucoup de le souligner. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’idées reçues sur l’hypnose et à raison. On a une image fantasmée de tout ça, alimentée par ce qu’on voit à la télé, ces spectacles très impressionnants.

On voit des gens qui tombent, évanouis en 1 seconde, qui font la vache. C’est sûr que ça peut donner l’impression que l’hypnose est une forme de prise de pouvoir sur l’esprit de la personne.

C’est la plus grosse idée reçue et celle qui fait le plus peur. Et c’est drôle que cette idée reçue existe car c’est strictement impossible.

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Tous les hypnothérapeutes savent qu’il est impossible de prendre le contrôle de l’esprit de qui que ce soit, ça n’existe pas.

Pour qu’une personne réponde à une suggestion hypnotique, il faut qu’elle soit en accord de manière consciente et inconsciente, mais surtout inconsciente, avec cette suggestion.

Si je vous mets en hypnose et que je vous dis de vous jeter par la fenêtre, vous n’allez pas le faire. Personne n’a ce pouvoir-là.

S’il y a une précaution à avoir par rapport à l’hypnose, il y a des personnes qui sont dans une forme de fragilité psychique, qui soit souffrent d’une pathologie qui les invite à une dissociation fréquente (par exemple la schizophrénie, les troubles bipolaires).

Pour ce genre de trouble on conseille rarement l’hypnose comme première entrée.

Et encore, ça dépend de quelle hypnose. Moi je pratique une hypnose assez terre à terre, il y a peu de risque de dissociation. Mais dans les courants d’hypnose, il y en a qui invitent à revenir dans l’enfance (régressions), dans le passé.

Tout ça sont des choses parfaitement inoffensives si tout va bien. Mais si la personne présente une fragilité et qu’on touche un trauma, oui les réactions peuvent être délicates.

C’est pour ça que les hypnothérapeutes ont une préoccupation première qui est d’abord de mettre la personne en sécurité, de s’assurer que la personne est en mesure de pratiquer l’hypnose, quel type d’hypnose….

Tous les thérapeutes que je connais sont très sensibles à cette question-là. L’hypnothérapie c’est un domaine où il y a peu de risque de vivre une mauvaise expérience.

Tout est fait pour que la personne soit accompagnée du début à la fin dans un processus qui permet de prendre confiance, et de retrouver une confiance en la vie. 

Il y a des cas où ça peut être délicat comme je disais tout-à-l’heure, mais c’est vraiment une minorité. De manière générale, moi par exemple je pratique une hypnose où on est toujours en contact avec la réalité.

Il n’y a pas cette idée reçue de partir je ne sais pas où , d’être complètement inconscient, de ne pas revenir…

 

C. Vous vous inscrivez dans quel courant d’hypnose ? On s’y perd un peu dans tous ces styles …

M. Oui il y a plein de manières de faire de l’hypnose, même une par hypnothérapeute !

Milton Erickson a démocratisé l’hypnose aux Etats-Unis au début du XXème siècle.

Ce médecin extraordinaire a contribué à lui redonner ses lettres de noblesse sur le plan médical. Il disait qu’il y a une théorie hypnotique par personne.

On ne peut pas théoriser l’hypnose en entier. C’est très difficile de définir l’hypnose en fait.

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Là où ma sensibilité réside, c’est dans une hypnose qui s’inspire beaucoup de François Roustang.

C’était un hypnothérapeute français, décédé il y a très peu de temps (4-5 ans) et qui pratiquait une hypnose réduite à l’essentiel, à la question de comment on prend sa place dans sa vie, comment on s’assied.

Il y a quelque chose dans ses livres, dans ses témoignages de séances qui relève d’une grande simplicité. Mais on sait que la simplicité c’est ce qu’il y a de plus difficile.

D’un rapport très existentiel aux choses. Il appelait ça l’hypnose écologique, car elle nous remet en rapport avec l’environnement de notre existence mais aussi du monde entier. Il y a quelque chose de l’écologie du corps, qui se remet en rapport aux autres choses.

Ça me touche particulièrement et ça me renvoie beaucoup à cette pratique de la méditation. Mon style tend vers ça.

Je propose souvent des inductions, des états hypnotiques qui parlent de trouver sa place, d’inviter, d’accueillir ce qui se passe dans notre vie quelle que soit la difficulté ou le côté désagréable pour le réintégrer dans l’existence et ne pas être contre.

Hier j’ai eu le plaisir de rencontrer une consœur, chez qui j’ai été moi me faire hypnotiser. Je pense que c’est important de rester curieux, ouvert par rapport aux styles des autres thérapeutes.

Et j’ai découvert un tout autre style. Elle m’a guidée dans l’imagination active, et j’ai trouvé ça super. Ce n’est pas mon style mais je trouve ça formidable, je pense que ça va m’aider.

Pour dire qu’il y a tout un tas de styles différents et chacun est sensible à des choses ou d’autres.

 

C. Dans votre approche de l’hypnose il y a quelque chose qui relève de créer de l’espace en soi pour faire émerger les solutions par elles-mêmes, finalement ?

M. Oui, tout à fait, c’est bien résumé !

Je pense profondément, parce que je l’expérimente tout le temps, c’est pas que les solutions sont déjà là.

Il y a un mouvement de la vie qui est déjà en cours. Si on arrive à se ré accorder à ce mouvement, à se laisser un peu faire, il y a quelque chose de profondément bienveillant dans ce mouvement.

Il y a une tranquillité quand on cesse de se battre contre ce qui est pour, au contraire, accepter de s’asseoir à sa place et ce faisant, comme vous dites, créer un peu d’espace pour accueillir le réel tel qu’il est pour nous.

La vie nous meut, la vie nous amène à certains endroits et s’y on y consent c’est très beau ! Il y a une grande intelligence dans ce mouvement-là, qui nous dépasse complètement.

On est et on sera incapables pendant longtemps de comprendre, de saisir intellectuellement l’intelligence de cette vie qui meut le soleil et les autres étoiles (Dante).

Cette vie qui meut le soleil et les autres étoiles, elles nous meut aussi. Si on arrive à se ré accorder, à ne pas être contre, tout est déjà réglé !

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Photo de Stefan Stefancik sur Pexels.com

C. Il y a quelque chose d’à la fois mystérieux et comme magique qui permet de trouver les ressources, en soi et en quelque chose de plus grand !

J’espère qu’avec tout ça notre audience sera convaincue et aura envie de tester.

Mais comment fait-on pour choisir la personne avec qui sauter le pas ?

M. C’est une super question !

Je dirais un seul mot : « intuition ».

Faire confiance à ce que l’on sent. Parfois on se fait recommander quelqu’un par un ami, qui nous dit c’était super… C’est plus facile parce qu’on a un témoignage direct, on y va plus facilement.

Mais parfois on tape sur google « hypnothérapeute Paris.. » et on a plein de sites qui apparaissent, on a beaucoup de choix !

Regardez les sites, les profils, et essayez de sentir ce qui vous parle. Est-ce qu’il y a un site, une photo, une image qui nous parle plus qu’une autre ? C’est la meilleure manière de s’orienter parce que notre intuition sent ce qu’intellectuellement on a de la peine à comprendre.

C’est ce que j’ai fait, par exemple, pour cette praticienne que j’ai été voir hier. Mon intuition s’est confirmée, on avait une affinité commune. J’avais senti dans la façon dont elle parlait de l’hypnose que ça me parlait bien.

J’encourage tous ceux qui veulent avoir recours à un hypnothérapeute de se faire confiance, sur ce que vous ressentez.

 

C. Faites confiance à votre instinct, votre intuition et testez ! Il n’y a que ça pour savoir !

M. Exactement, il faut tester. Faire confiance à son instinct.

C. On sort d’une période difficile pour beaucoup de monde, le confinement. Vous avez partagé beaucoup sur les réseaux par la poésie.

Comment s’est passé le confinement pour vous, pour votre pratique ? Pourquoi avoir eu envie de transmettre des poèmes ?

M. C’est rigolo parce que ces poèmes, je n’avais pas du tout prévu de faire ça. Quand le confinement a démarré, j’avais en tête depuis quelques temps l’idée de faire des vidéos sur l’hypnose, pour partager ce qui m’aidait dans l’hypnose.

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Photo de Jill Wellington sur Pexels.com

Mais je pense que si le confinement n’était pas arrivé, ces vidéos ne seraient pas arrivées non plus.

Tout d’un coup on s’est retrouvés dans cette nécessité de communiquer à travers internet. Ça m’a donné le coup de pied qui a fait que je me suis lancée !

Je me suis dit : « qu’est-ce que je pourrais partager que j’aime le plus au monde ? », ça a été « l’hypnose et la poésie« . Au début j’essayais de partager avec une petite réflexion.

Puis je me suis dit, on va juste lire des poèmes, mais  un par jour. J’ai presque tenu le rythme pendant tout le confinement !

J’ai très bien vécu le confinement, j’avais de bonnes conditions : seule chez moi, un peu à la campagne en Suisse, c’était pas du tout désagréable pour nous ici.

Tous les matins, je me levais avec plaisir puis je regardais mes recueils de poèmes. Je me demandais « qu’est-ce que j’ai envie de partager aujourd’hui qui me touche ? ».

C’était intéressant de me dire, « René Char je n’ai pas encore lu, il faudrait que je lise René Char ! ». Mais je sentais que ça ne partait pas tout à fait du bon endroit. Ça partait de l’idée qu’il faudrait que j’ai lu tel ou tel auteur.

Et puis je me suis dit, on va attendre un peu et on va laisser l’intuition choisir, justement.

Je me laissais un peu plus de temps et je tombais sur un livre, où je me disais : « tiens ! rien à voir avec ce que j’avais prévu, et ça me touche, ça me parle. Et ça je peux le partager ».

C’était un bon exercice d’aller tous les jours vers les choses qui m’étaient naturelles, qui pouvaient venir du cœur. Plutôt que de tomber dans une visée pédagogique !

C’était bien de partir d’un truc très simple, ce que j’aime et ce que j’ai envie de transmettre.

Et puis il y a eu ces vidéos sur l’hypnosetous les jeudis, j’explicite un angle, une thématique à l’échelle de mon expérience,. Parler de l’hypnose, des lectures et de l’étude que j’en fais.

 

C. Et qu’en est-il de l’hypnose à distance justement ?

M. J’ai tenu des séances à distance pendant tout le confinement et je suis vraiment très étonnée de l’efficacité de ces séances à distance.

C’est vrai que dans les séances en présentiel, il y a quelque chose de la présence du thérapeute… Ce n »est pas rien d’être face à une personne physique !

On s’est déplacé, on a fait un trajet… Certes, ça il n’y a pas dans les séances à distance.

Par contre ce que je remarque, c’est que la personne peut vivre une séance d’hypnothérapie dans son propre environnement.

Le travail thérapeutique peut s’ancrer dans la personne chez elle, dans son canapé, dans son fauteuil, dans son appartement. Ça peut avoir une autre résonance que je trouve vraiment intéressante.

Je travaille à distance avec des gens qui sont à Paris quand je suis à Genève ou vice versa, et je trouve que le travail se fait très bien. Je suis souvent surprise.

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Photo de Martin Péchy sur Pexels.com

Finalement la présence de l’autre est quand même là, au bout du fil, on peut quand même rentrer profondément dans un rapport hypnotique.

Les transes hypnotiques par téléphone ça se passe très bien ! C’est bien d’avoir des écouteurs, beaucoup mieux que de tenir le téléphone.

 

C. D’accord ! Je peux confirmer de par mon expérience, pour avoir testé les 2, qu’il y a des avantages à l’hypnose en ligne.

Le fait de ne pas avoir ce trajet, ce transport : on arrive en speed, on doit se garer… on est dans un état de stress alors que chez soi on est plus détendu. Ça peut faciliter l’entrée dans un état modifié de conscience et beaucoup de choses se passent par la voix, même de voir la personne en face.

Je peux recommander à nos auditeurs, pourquoi pas pour une première séance, ça peut être pour ceux qui ont un peu peur une façon de franchir le cap dès aujourd’hui ! Je pense que c’est aussi efficace, pour moi.

M. Je vous rejoins. C’est un beau témoignage. Il y a cette détente quand on est chez soi, on se sent en sécurité, ça c’est très propice à cette disposition d’ouverture que propose l’hypnose, c’est vrai !

 

C. En parlant d’avenir, vous parlez de continuer les consultations à distance. Est-ce que vous avez d’autres projets pour les mois, les années à venir ?

M. Oui, alors moi j’adore recevoir en consultation, c’est le corps principal de mon activité. Ça je continue en présentiel et à distance.

Avec le confinement je n’étais pas à Paris mais je vais reprendre tranquillement. Et puis à côté j’ai lancé cette chaîne YouTube qui est en train de devenir très importante pour moi, car je vois que par là, je peux vraiment partager beaucoup. J’ai beaucoup de gens qui me font des retours super riches, super sympas. Je pense que c’est un bon moyen de communiquer mon intérêt, mon expérience dans l’hypnose et d’avancer avec ça.

Il y a un troisième volet à mon activité, c’est les enregistrements d’hypnose à faire chez soi. J’enregistre, j’ai un micro, j’enregistre des séances d’hypnose guidée.

Je les présente comme un pack. J’ai fait un premier cycle de 4 enregistrements d’hypnose guidée qui durent entre 20 et 40 minutes. Ils portent sur des thèmes progressifs pour se familiariser avec l’état hypnotique, avec cette ouverture.

Bien sûr ça n’est pas dirigé sur une problématique car je n’ai personne en face de moi, j’ai un micro en face de moi !

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

Le 1er juin je m’apprête à sortir un deuxième cycle qui aura lui pour thème : Rilke et la transe. Rilke est un poète autrichien que j’apprécie énormément.

Sa poésie parle vraiment de cette dimension mystérieuse, magique de l’existence.

Je vais mettre en lien, tisser hypnose et poésie dans ce cycle de 3 enregistrements qui seront accessibles en ligne.

Le premier cycle était accessible soit gratuitement, soit sur donation. Ce second cycle sera au prix de 45 € pour 3 enregistrements + 1 vidéo de présentation. C’est vraiment le lieu d’un partage avec ceux qui font cette expérience.

Les gens souvent m’écrivent des mails pour me dire comment ils ont vécu la chose, quelle expérience hypnotique ils ont fait. Alors je vous rassure, souvent c’est positif !

Il y en a qui m’écrivent pour me dire que ils ne savent pas trop pourquoi, ça les a aidé sur un plan ou un autre. Ce qui n’est pas intentionnel, mais on voit comment l’état d’hypnose les dispose à trouver des ressources à l’intérieur d’eux, qui n’ont rien à voir avec ma personne mais qui s’activent chez eux en apprivoisant cet état de disponibilité.

C’est l’idée de ces enregistrements, là aussi l’avantage c’est qu’on peut le faire chez soi, quand on veut, quand on a du temps.

C’est mes trois projets pour les années à venir et c’est déjà pas mal ! Et je suis déjà très heureuse !

C. Félicitations ! C’est beaucoup de belles choses ! Je vous souhaite plein de succès pour tout ça !

M. Vous aussi, pour votre projet de coaching !

C. Merci ! Pour vous retrouver, j’ai noté votre chaîne YouTube : Marie Duboule, l’hypnose au quotidien.

Vous pouvez retrouver Marie sur Instagram et sur son site.

Est-ce que vous voyez d’autres choses à ajouter en complément de tout ce qu’on vient de se dire, Marie ?

 

M. Je suis très heureuse qu’il y ait cet engouement pour un travail sur soi, que vous vous représentez, que les gens qui vont regarder cette interview reconnaissent aussi.

On sent à notre époque que quelque part on n’a pas le choix que de commencer par s’aimer, par aimer sa vie, aimer la vie. Je pense que tout ce qu’on traverse en terme de crise collective a beaucoup à voir avec ces questions existentielles, à titre individuel. Comment j’habite mon existence ? Comment j’habite ma vie ? Comment j’habite mes projets ?

On peut y arriver par plein de chemins différents.

On a chacun à sentir là où ça nous attire, là où ça peut nous aider, les gens qui peuvent nous aider. C’est un très beau chemin. Pour moi c’est un bonheur à la fois d’accompagner, et à la fois de cheminer !

Je souhaite à tous ceux qui nous écoutent de trouver les ressources dans leur vie pour faire ce chemin-là.

 

C. C’est très beau, merci pour ce message !

J’en profite pour ajouter que pour moi, le point commun entre l’hypnose et le coaching, c’est justement cet objectif de mieux-être, de bonheur tout simplement, mais aussi avec une dimension très concrète.

On ne va pas passer des années à fouiller dans le passé, à trouver le pourquoi du comment. On se centre dans le moment présent et on cherche les solutions, que ce soit de manière pragmatique avec le coaching, ou à l’intérieur de soi grâce à l’hypnose.

Et à mon avis ce sont deux outils très puissants pour être heureux, plus s’aimer, mieux s’aimer, être en paix avec son environnement.

J’espère qu’à votre tour vous aurez la chance de tester ces ressources ! Likez la vidéo, partagez, commentez et allez voir le travail de Marie.

Marie, je vous remercie beaucoup pour ce moment de partage et d’échange avec votre cœur et votre générosité, qui je suis sûre inspirera beaucoup de monde.

M. Avec plaisir, merci Claire ! Au revoir tout le monde !

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